Maurice Ntossui Allogo mobilise les acteurs autour d’une nouvelle vision pour la biodiversité gabonaise
Réunis à Libreville ce lundi 20 juillet 2026, les principaux acteurs nationaux et internationaux de l’environnement ont entamé les travaux de validation de la Stratégie et du Plan d’action nationaux pour la biodiversité (SPANB). Ce document, destiné à guider la politique nationale en matière de préservation du patrimoine naturel, s’inscrit dans les orientations du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030.
Le ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat chargé du Conflit Homme-Faune, Maurice Ntossui Allogo, a présidé l’ouverture de cet atelier national. Organisée avec l’appui technique et financier du Seed Fund et du Fonds mondial pour la nature (WWF), la rencontre a rassemblé des représentants du système des Nations unies, des partenaires au développement, des ministères sectoriels, du secteur privé, ainsi que des organisations de la société civile.
Dans son allocution, le ministre a souligné que ce document est le fruit de plusieurs mois de concertation et doit faire l’objet d’une validation collective. Il a déclaré : « Cet atelier de validation de la stratégie et du plan d’action nationaux pour la biodiversité doit refléter la cohérence de la politique du PNCD avec la préservation de notre capital naturel. »
Maurice Ntossui Allogo a précisé que les échanges durant l’atelier devront être guidés par trois principes essentiels : la cohérence, l’inclusion et l’opérationnalisation. Il a ajouté que les contributions des participants permettront d’améliorer le document pour qu’il soit pleinement approprié par l’ensemble des acteurs nationaux. Il a affirmé : « Ce document, une fois validé, deviendra notre feuille de route commune pour les années à venir. Il traduira notre vision partagée d’un Gabon où la conservation de la biodiversité et le développement économique et social ne s’opposent pas, mais se renforcent mutuellement. »
La coordinatrice du projet, Tsayi Mouvagha, a indiqué que la stratégie soumise à validation résulte d’un processus participatif impliquant diverses parties prenantes, y compris des administrations publiques, des collectivités locales, des organisations de la société civile, ainsi que des communautés locales.
La coordonnatrice résidente par intérim des Nations unies, Rokya Ye-Dieng, a qualifié la SPANB de document stratégique majeur pour concilier protection de l’environnement et développement économique. Elle a insisté sur l’importance d’un financement effectif des actions prévues, déclarant que « le succès de cette SPANB se mera par notre capacité collective à la traduire en actions concrètes et financées. »
Cet atelier s’inscrit dans un contexte où le Gabon est reconnu comme l’un des principaux réservoirs de biodiversité d’Afrique centrale, avec près de 88 % de son territoire recouvert de forêts tropicales. Le pays abrite une faune et une flore d’une richesse exceptionnelle, comprenant de nombreuses espèces endémiques ou menacées. Conformément à ses engagements au titre de la Convention sur la diversité biologique (CDB), le Gabon doit élaborer, actualiser et mettre en œuvre sa Stratégie et son Plan d’action nationaux pour la biodiversité. Une fois validée, la SPANB constituera le cadre principal d’orientation des politiques publiques visant à transformer les objectifs internationaux de conservation de la biodiversité en actions concrètes pour le développement durable.
Source : GabonReview.com
