Fibre Excellence : coup de théâtre à Toulouse, Matthieu Pigasse se positionne pour investir et sauver le groupe de pâte à papier

Coup de théâtre à Toulouse : Matthieu Pigasse se positionne pour sauver Fibre Excellence

Le sort des deux dernières usines françaises de pâte à papier est en jeu. Alors que le tribunal de commerce de Toulouse devait se prononcer ce mercredi 17 juin sur l’avenir de Fibre Excellence, en redressement judiciaire depuis fin avril, une nouvelle inattendue a émergé : Matthieu Pigasse s’est officiellement manifesté comme candidat à la reprise du groupe.

Le tribunal de commerce a décidé de reporter l’audience initialement prévue, afin d’examiner cette nouvelle offre. La prochaine session est fixée au 6 juillet. Ce report a été annoncé par la direction de l’entreprise et les syndicats, qui ont précisé qu’un investisseur français de renom avait été positionné pour prendre en charge Fibre Excellence.

Matthieu Pigasse, banquier d’affaires et multimillionnaire, serait ce repreneur « mystère ». La direction de Fibre Excellence a déclaré que ce délai permettra de continuer les discussions concernant les conditions de l’offre, tout en soulignant l’importance de garantir la pérennité de l’activité et la sauvegarde des emplois.

Fibre Excellence, qui détient les deux dernières usines de pâte à papier en France, à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon (Bouches-du-Rhône), a vu ses activités interrompues depuis avril. Au total, 670 emplois directs sont menacés, dont 270 dans l’usine de Saint-Gaudens.

Le ministre chargé de l’industrie, Sébastien Martin, avait précédemment critiqué l’unique offre de reprise reçue, estimant qu’elle manquait de sérieux et de garanties financières. En parallèle, plusieurs régions et syndicats ont sollicité une intervention urgente de l’État, avertissant que la liquidation de Fibre Excellence pourrait affecter 10 700 emplois directs et indirects.

Face à cette situation, la direction de Fibre Excellence a reçu un soutien financier de 8 millions d’euros de la part des régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais cela dépend de décisions gouvernementales.

La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, a insisté sur la nécessité d’un projet industriel solide pour asr l’avenir de l’entreprise. Les syndicats, quant à eux, plaident pour une nationalisation temporaire afin d’éviter la disparition du groupe.

La décision finale du tribunal est attendue pour le 24 juin.

Source : La Marseillaise, ICI Occitanie, AFP

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