Réforme de la formation des enseignants : le nouveau Master M2E à la rentrée 2026
À partir de la rentrée 2026, les instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation (Inspé) mettront en place le nouveau Master enseignement et éducation (M2E), marquant une étape significative dans la formation des futurs enseignants. Cette réforme implique que le concours de recrutement sera désormais passé à la fin de la licence, permettant à une partie des étudiants de débuter cette formation après avoir été admis au concours. « Jusqu’à présent, nous accueillions principalement des étudiants. Demain, nous recevrons des lauréats de concours », souligne Elsa Lang Ripert, vice-présidente du Réseau des Inspé et directrice de l’Inspé de Bourgogne.
Les futurs enseignants, une fois admis, seront affectés dans une académie à l’issue d’un mouvement national. Sophie Renaut, directrice de l’Inspé de l’académie de Créteil, précise que cette affectation est une nouvelle étape cruciale dans leur parcours.
La réforme introduit également deux nouveaux statuts : dès la première année de master, les étudiants deviendront élèves fonctionnaires, et en deuxième année, ils obtiendront le statut de fonctionnaire stagiaire. Ils bénéficieront d’une rémunération d’environ 1 400 euros nets par mois en première année de master, puis de 1 800 euros nets en deuxième année. Philippe Goémé, directeur adjoint des stratégies de formation à l’Inspé de Créteil, considère cette rémunération pour deux années de formation comme une avancée significative. En contrepartie, les futurs enseignants devront s’engager à servir l’État pendant quatre ans, une obligation jugée « légitime » par les responsables de formation, dans un contexte de baisse des vocations au sein de l’Éducation nationale.
Cette réforme vise à attirer davantage de candidats vers les métiers de l’enseignement et à améliorer la qualité de la formation des futurs enseignants, ainsi que leur intégration dans le métier.
Source : Réseau des Inspé.



