Elle refuse un HLM où

Le tribunal administratif de Marseille a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de trouver un logement social pour une mère célibataire d’ici le 18 juillet 2026. Cette décision fait suite à son refus d’accepter un logement dans une cité marseillaise jugée dangereuse, où « la présence de nombreux points de vente de drogue et l’insécurité sont de notoriété publique ». La requérante avait invoqué son Droit au logement opposable (Dalo) et avait été reconnue prioritaire en octobre 2023 pour un relogement d’urgence. À cette époque, le représentant de l’État s’était engagé à lui trouver un toit avant le 19 avril 2024. Le 6 juin 2024, après n’avoir pas reçu d’offre adéquate, elle a saisi le tribunal administratif. Selon le code de la construction et de l’habitation, un demandeur reconnu prioritaire peut contester l’absence d’une offre de logement adaptée. Le tribunal a donc statué en faveur de la requérante, notant que le premier logement proposé était situé dans une zone à risque. Le juge a souligné que cette mère, ayant un enfant de moins de 10 ans, était exposée à une situation d’insécurité qui pourrait engendrer des risques graves pour sa famille. Malgré une seconde proposition de logement, le tribunal a estimé que la situation d’urgence n’avait pas disparu, ordonnant ainsi à l’État de reloger la requérante dans un délai de quatre mois. De plus, il a condamné l’État à verser 1 100 euros à son avocate pour couvrir les frais de justice. Cette décision met en lumière les défis du logement social à Marseille, notamment dans des quartiers où l’insécurité est un problème récurrent. Source : Fabien Binacchi, Actu.fr, publié le 28 juin 2026.

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