Marseille : les associations appellent l’État à un plan global face à l’explosion du crack

Marseille : Face à l’explosion du crack, les associations défendent un « plan global » et en appellent à l’Etat

Marseille : Face à l’explosion du crack, les associations défendent un « plan global » et appellent à l’État

Marseille est confrontée à une hausse alarmante de la consommation de crack, un phénomène particulièrement marqué ces six derniers mois. Joachim Levy, directeur de l’association Nouvelle Aube, observe une progression « exponentielle » de cette consommation, qui se manifeste par des scènes de consommation en plein air et des opérations policières de dispersion. Les associations locales, telles que Nouvelle Aube, Médecins du Monde et l’AP-HM, s’unissent pour répondre à cette crise.

Depuis février, un projet nommé Tempo a été lancé, visant à organiser des maraudes communes entre différentes associations. Ce dispositif a permis d’établir cinq maraudes par semaine, générant plus de 1 000 rencontres avec des usagers. Le collectif estime que 200 consommateurs les plus précaires sont concentrés dans quelques rues du centre-ville, un chiffre qui pourrait atteindre 500 en incluant ceux qui vivent dans des conditions invisibles.

Les associations réfléchissent à une stratégie globale, s’inspirant du « plan crack » mis en place à Paris en 2019. Ce plan inclut le développement des maraudes, la mise à l’abri des usagers, ainsi que la création de lieux de vie dignes. Depuis mai, un immeuble a été mis à disposition pour accueillir jusqu’à 18 personnes en situation d’extrême précarité.

Le collectif plaide également pour la création de « salles de shoot » et d’espaces de consommation supervisée, un projet controversé qui reste à l’abandon depuis 2024. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a exprimé son soutien pour l’établissement d’une telle structure à Marseille.

Les associations appellent à un engagement renforcé de l’État face à cette crise, soulignant que la hausse de la précarité en France est un facteur aggravant. Anthony Gonçalves, adjoint à la santé à la mairie de Marseille, a indiqué que la municipalité s’engage à hauteur de 500 000 euros par an pour soutenir ces initiatives, mais insiste sur la nécessité d’un soutien étatique.

En mai, le maire Benoît Payan a adressé un courrier au Premier ministre pour réclamer un plan d’urgence, mais reste sans réponse. Les acteurs locaux espèrent une évolution des lignes politiques et financières pour faire face à cette situation critique.

(Source : 20 Minutes)

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