Marseille : Fière et Forte, Refus de Toute Marche en Arrière
La 33e Marche des fiertés marseillaise a eu lieu hier, rassemblant des milliers de participants entre Castellane et le Vieux-Port. L’événement, qui a débuté avec la bande de motardes Dykes on Bikes, a été marqué par une ambiance festive et revendicative. Les motardes, ouvertes à toutes celles qui se reconnaissent comme féminines, ont fait vrombir leurs moteurs, symbolisant un « fuel of love ».
Cette célébration a également été un moment de lutte, rappelant le mot d’ordre de cette édition : « aucune marche en arrière, alors que les droits des personnes LGBT+ sont attaqués partout dans le monde ». Erwan, 38 ans, a souligné l’importance de cette visibilité : « Être présent est un moyen d’exprimer une forme de résistance et d’affirmer notre joie et notre tolérance face à ceux qui veulent réviser notre existence. »
Madame Peuchère, une travestie de 54 ans, a également évoqué l’ADN de la Pride, qui allie fête et affirmation. Elle a rappelé que la Pride est née d’une réponse rebelle aux violences subies par la communauté LGBT dans les années 1980. « Être visible et être ensemble, c’est un moyen de défendre nos droits », a-t-elle déclaré.
Les récents résultats électoraux et la montée de l’extrême droite sont souvent cités comme des signes inquiétants pour la communauté. Charlotte, 35 ans, a décrit une situation de plus en plus tendue : « On sent une haine contre la communauté s’exprimer de façon presque ordinaire. En tant que lesbienne, je me dois de marcher aujourd’hui et de célébrer nos identités. »
La Marche des fiertés a ainsi été décrite comme un acte militant et politique, avec Stéphane Bernard, coprésident de la Pride, avertissant d’une possible dérive sur le plan mondial. « Une arrivée de l’extrême droite au pouvoir lors de la prochaine présidentielle serait un retour en arrière pour nos droits », a-t-il conclu.
Source : La Provence.
