Marine Le Pen propose des réformes ambitieuses pour le logement en France
Lors de son meeting de rentrée, Marine Le Pen, candidate du Rassemblement National à l’élection présidentielle de 2027, a placé le logement au cœur de son programme. Elle a mis en avant la problématique des « 9 millions de mètres carrés » de bureaux vides, qu’elle évalue à « 6 à 7 millions de mètres carrés » de surface habitable.
Alors que ses adversaires se concentrent sur d’autres sujets, Le Pen a souligné l’urgence de la crise du logement en France. « Le logement ce n’est pas un dossier parmi d’autres », a-t-elle déclaré devant ses partisans à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais. Elle a évoqué les difficultés rencontrées par les jeunes cherchant à quitter le domicile familial, les couples qui souhaitent fonder une famille, et même des travailleurs contraints de renoncer à des emplois en raison de l’absence de logements abordables.
Si elle est élue, Le Pen souhaite que la situation du logement revienne à la normale en cinq ans. Parmi ses priorités figurent la lutte contre l’habitat indigne, le rééquilibrage du marché locatif, la relance de la construction de logements, et la protection de la propriété contre les occupations illégales.
Mobilisation des bureaux vides et taxation envisagée
Pour améliorer l’offre de logements, Le Pen propose de transformer les bureaux vacants en habitations. « Nous lancerons une vaste politique de transformation des bureaux vacants en logements », a-t-elle promis, ajoutant qu’une taxation des bureaux vacants pourrait être envisagée si nécessaire. Elle estime que cette me pourrait réduire les loyers dans les grandes villes et améliorer la qualité de vie des habitants.
Réglementation des locations de courte durée
Marine Le Pen a également exprimé son intention de s’attaquer aux abus liés aux locations de courte durée, telles que celles sur des plateformes comme Airbnb. Elle a déclaré vouloir mettre fin à ces pratiques qui, selon elle, transforment certaines villes en « cités-hôtels ».
Réduction des normes de construction
Critiquant les normes en matière de construction qu’elle juge paralysantes, Le Pen a appelé à « faire tomber les normes » qui ne sont pas indispensables. Elle a promis de supprimer la norme « zéro artificialisation nette » (ZAN) qui, selon elle, limite l’accès à des terrains constructibles.
Impact des réglementations sur le marché du logement
Le Pen a également dénoncé le diagnostic de performance énergétique (DPE), affirmant qu’il a conduit à la mise au rebut de centaines de milliers de logements. Elle a averti que, sans changement, plus d’un million de logements pourraient sortir du marché d’ici 2028, aggravant ainsi la crise du logement.
Priorité nationale pour l’accès au logement social
Enfin, fidèle à l’idéologie de son parti, Le Pen a plaidé pour une « préférence nationale » en matière d’accès au logement social, soulignant que 70% des Français sont éligibles, mais seulement 11% en bénéficient. Elle souhaite également donner la priorité aux étudiants français pour l’accès au logement.
Ces propositions visent à répondre à une crise du logement jugée historique, tout en suscitant des débats sur la régulation du marché et les priorités en matière de politique sociale.
Source : BFM TV

