Marine Calmet plaide pour accorder des droits à la nature : “Nos outils juridiques servent bien mieux les intérêts des industriels”

Marine Calmet plaide pour accorder des droits à la nature : “Nos outils juridiques servent bien mieux les intérêts des industriels”

Marine Calmet, cofondatrice de l’ONG Wild Legal, appelle à la reconnaissance de droits fondamentaux pour les écosystèmes et les non-humains qui les composent. Lors d’un procès fictif pour les droits de la Seine, elle a incarné l’avocate de Sequana, déesse gauloise, accusant entreprises, citoyens et collectivités de nuire à cette entité. Elle a déclaré : « L’artificialisation des sols empêche l’eau de s’infiltrer. Le béton étouffe les pores et bouche les artères de la Seine ! »

Calmet souligne que cette démarche n’est pas farfelue, mais plutôt une nécessité. Elle milite pour une protection des écosystèmes en tant que sujets de droit, et non comme de simples marchandises. Selon elle, il est essentiel de sortir d’une logique de chosification de la nature pour enrayer la destruction de celle-ci.

Après avoir obtenu son diplôme d’avocate à Paris, Calmet a été impliquée en Guyane française dans la lutte contre le projet minier “Montagne d’or”. Elle a observé que le droit de l’environnement est souvent insuffisant pour défendre les fleuves et les forêts, ce qui renforce son plaidoyer pour un changement de paradigme juridique et politique.

Aucune statistique officielle récente n’a été intégrée dans cet article.

Source : Nouvel Obs

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *