Les mariés « haut-de-gamme » privés de feu d’artifice : une affaire judiciaire
Une juge des référés du tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête d’une entreprise spécialisée dans les spectacles pyrotechniques, qui contestait l’interdiction de tirer un feu d’artifice cet été dans le massif des Alpilles. Millétoiles, basée à Meyrargues dans les Bouches-du-Rhône, devait intervenir le 8 août 2026 au Mas de la Mérindole pour les festivités d’un mariage.
Le maire de Fontvieille, Gérard Garnier, a interdit le spectacle le 22 juillet 2026, invoquant un « risque d’incendie » et un « danger imminent de propagation » aux parcelles et habitations environnantes, en raison de conditions météorologiques défavorables. Ces conditions étaient caractérisées par une « sécheresse marquée » et des températures élevées, selon la juge.
Millétoiles a alors déposé une requête en référé, arguant que cette interdiction lui causait un « préjudice grave et immédiat » car le spectacle était prévu « à brève échéance » durant la saison estivale. L’entreprise a également souligné qu’elle ne pouvait pas respecter ses obligations contractuelles envers les organisateurs.
La société a contesté la légitimité de l’interdiction, affirmant qu’elle était « disproportionnée » et ne tenait pas compte des particularités du site. Toutefois, la juge a déclaré que les arguments présentés n’étaient pas suffisants pour créer un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté municipal, qualifiant la requête de « manifestement mal fondée ».
Le tribunal administratif de Marseille examinera à nouveau le dossier dans les mois à venir avec une formation collégiale de trois juges. Si la décision devait être annulée, Millétoiles pourrait demander des dédommagements à la mairie.
Source : GF / PressPepper
