Marche des fiertés à Amiens :

Marche des fiertés à Amiens : « C’est la clôture d’une année où l’on s’est battus pour pouvoir marcher dans la rue »

Plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues d’Amiens à l’occasion de la Marche des fiertés. Un rendez-vous à la fois festif et militant, marqué par les revendications pour les droits des personnes LGBTQIA+ dans un contexte de nombreux actes discriminatoires envers ces personnes dans la ville ces derniers mois.

La chaleur n’aura pas eu raison de la marche des fiertés à Amiens ce samedi 27 juin. Sur les visages se lit la joie d’une communauté heureuse de se retrouver : « C’est trop cool d’être entourés de tout ce monde. On sait que c’est bienveillant et c’est trop bien. C’est un peu une manière de célébrer son amour aussi », souligne une jeune femme venue pour la première fois avec sa compagne. « C’est important de marcher, de montrer qu’on existe et d’être fiers dans la diversité », ajoute une autre personne venue manifester.

Si la journée se veut festive, cette Pride intervient après une année particulièrement difficile pour la communauté LGBTQIA+. En février dernier, la drag queen Luciole Kidman a été la cible d’une attaque à caractère homophobe et transphobe dans le quartier Saint-Leu d’Amiens. Un bar gay de Lille a également été la cible d’attaques sur la même période. En tout, le collectif Drag Amiens recense une trentaine de témoignages d’agressions de ce type cette année.

« C’est la clôture d’une année où l’on s’est battues pour pouvoir marcher dans la rue pour pouvoir sortir sans avoir peur, alors oui cette Pride a un goût de victoire parce que ça y est, on reprend les rues. On mérite d’être là et oui on n’a pas peur. Oui, on fait la fête », clame Luciole après sa représentation devant la Maison de la culture.

Cette année, l’organisation a voulu donner une portée d’autant plus politique à la marche. Les associations rappellent que plus de 1770 agressions homophobes ont été relevées en France en 2025 selon SOS Homophobie. Et la Picardie ne fait pas figure d’exception, comme le rappelle Emilien Roussel, représentant de la Fédération des Associations Étudiantes Picardes : « Le contexte est très particulier. Il y a une montée de la haine qui est très marquée. On l’a vu dans le quartier Saint-Leu cette année, il y a eu bon nombre d’agressions homophobes, transphobes et LGBTQIA+ phobes. On est à un moment de rupture politique au niveau national et mondial qui fait qu’on est obligés de faire entendre notre voix davantage. »

À Amiens, la première Pride a eu lieu en 2019. Sept ans plus tard, le message reste

Avec Maxime Lahuppe/FTV

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