Marcel Blanc, peintre et montagnard, s’est éteint à Saint-Claude
Marcel Blanc, figure emblématique de Saint-Claude dans le Jura, est décédé le mardi 12 mai 2026 à l’âge de 90 ans. Son travail, souvent discret, continue d’orner les rues de la ville, bien que nombreux soient ceux qui ne réalisent pas qu’ils croisent ses œuvres au quotidien.
Né le 5 décembre 1935 dans la cité pipière, Marcel Blanc a grandi dans le quartier de Saint-Hubert, un secteur marqué par les séquelles de la guerre. Très tôt, il est intégré à l’entreprise familiale spécialisée dans le bâtiment et la peinture en lettres, avant de se former à Reims, où il sort premier de sa promotion.
De la peinture à la communication visuelle
Après un retour à Saint-Claude et un service militaire de 27 mois en Algérie, il épouse Maryse et s’installe à son compte en 1964, juste derrière la cathédrale. Peintre en lettres de formation, il devient rapidement une figure bien connue des Sanclaudiens. Ses proches se souviennent de lui comme d’un homme qui a laissé une empreinte indélébile dans la mémoire collective, notamment pour sa façon unique de peindre vitrines et plaques d’immatriculation.
Au fil des ans, Marcel Blanc a su adapter son métier aux évolutions technologiques. En 1986, il investit dans une machine de découpe d’adhésif, la première du Jura. Son fils Jean-Philippe rejoint l’entreprise à cette époque.
Même après avoir commencé à délaisser ses pinceaux dans les années 2000, il a continué à répondre à des commandes particulières, contribuant ainsi à façonner le paysage urbain de Saint-Claude.
Fresques urbaines
Parmi ses réalisations notables figurent les fresques de la Porte de l’Horloge, route de Genève, et du Pont suspendu rue Carnot, ainsi que les affiches du musée de la Pipe au Faubourg, des décors rue Rosset et à l’entrée de Saint-Claude, le mur d’escalade du Palais des sports et la façade de la Maison de la Presse. Ses proches ont souligné sa capacité unique à reproduire des œuvres sur des surfaces de plusieurs dizaines de mètres carrés, s’inspirant souvent d’anciennes gravures ou de cartes postales.
Montagnard passionné
La montagne a également occupé une place centrale dans sa vie. Membre du Club Alpin Français depuis 1975, Marcel Blanc pratiquait le ski alpin, le ski de fond, la randonnée, l’escalade et l’alpinisme, multipliant les ascensions dans divers massifs. Cette passion, il l’a transmise à ses enfants et petits-enfants, continuant à dévaler les pistes même après 85 ans.
Sa famille décrit un homme au caractère affirmé, qui a toujours vécu selon ses propres choix, devenant un « papi attentionné et pédagogue, toujours prêt à partager les anecdotes d’une vie bien remplie ».
Source : Actu.fr, Maxime Bertail, 17 juin 2026.
