Manger pimenté permet-il de vivre plus longtemps ?
Des plats pimentés presque tous les jours seraient associés à une mortalité plus faible. Deux grandes études, l’une chinoise et l’autre internationale, dressent un tableau étonnant. Cependant, les chercheurs appellent à la prudence : association ne veut pas dire causalité.
Contexte factuel
Les adeptes des plats épicés se porteraient-ils mieux ? Différentes études ont déjà mis en avant le rôle de la capsaïcine, la molécule responsable de la sensation de brûlure des piments. Des recherches en laboratoire ont montré que la capsaïcine pourrait améliorer certains marqueurs cardiovasculaires, comme la pression artérielle et la fonction des vaisseaux sanguins. D’autres études suggèrent également qu’elle influence la composition du microbiote intestinal.
Données ou statistiques
Une étude marquante, réalisée entre 2004 et 2008 en Chine, a recruté près de 487 000 adultes aged de 30 à 79 ans. Après un suivi de sept ans, 20 224 décès ont été constatés. Les résultats montrent que ceux qui consommaient des plats épicés 1 à 2 fois par semaine avaient un risque de décès réduit de 10 %, et ceux qui en mangeaient 3 à 5 jours par semaine de 14 %.
Une méta-analyse présentée lors des Scientific Sessions de l’American Heart Association en novembre 2020 a également révélé que les consommateurs réguliers de piment avaient une réduction de 25 % de la mortalité toutes causes confondues, 26 % pour la mortalité cardiovasculaire et 23 % pour la mortalité par cancer.
Conséquence directe
Ces études convergent vers une association entre la consommation régulière de piment et une mortalité plus faible. Toutefois, il est essentiel de noter que ces bénéfices doivent être interprétés avec prudence, car il n’est pas encore prouvé que le piment lui-même soit la cause de ces résultats.
Source : La Dépêche.

