La France impose un malus écologique sur l’ultra fast-fashion
Ce mardi 1er septembre, la France devient le premier pays au monde à instaurer un malus écologique sur la mode ultra-éphémère, communément appelée ultra fast-fashion. Ce malus peut atteindre jusqu’à 50 % du prix d’un vêtement, avec un plafond fixé à 12 euros pour cette année. Cette me soulève des questions quant à son impact sur les consommateurs et les prix des vêtements.
Les marques d’ultra fast-fashion, comme Shein, AliExpress et Temu, sont désormais soumises à cette pénalité. Barbara Bris, une cliente habituelle de Shein, exprime ses préoccupations : « Je pense que je ne pourrais peut-être plus commander. On verra comment ça se passe et à combien ça augmente aussi, si la taxe ne prend pas trop. » Ces marques, qui ajoutent chaque année 1,7 million de nouvelles références sur le marché français, devront payer une pénalité par article.
Maud Hardy, directrice générale de Refashion, précise que la pénalité se décline selon le type de vêtement : 12 euros pour un manteau, environ 2 euros pour un t-shirt, et près de 9 euros pour un jean. Le malus s’applique aux enseignes qui renouvellent fréquemment leurs collections et dont les articles sont peu réparables. Par exemple, une paire de chaussettes contenant un fil perturbateur de recyclage recevra un malus de 50 centimes, montant qui augmentera progressivement jusqu’en 2030.
Les entreprises établies en France ne seront pas affectées par cette me. Toutefois, des militants anti-fast fashion estiment que cette initiative ne suffira pas à résoudre le problème. Tarek Daher, membre d’un collectif anti-fast fashion, déclare : « On ne touche qu’à un bout du problème. » Il appelle à des mes plus globales pour s’attaquer à la majorité des vêtements de fast-fashion sur le marché.
L’industrie textile européenne réclame également un surcoût de 10 euros sur chaque colis en provenance d’Asie, ce qui pourrait intensifier le débat autour de la mode ultra-éphémère.
Source : Franceinfo
