Maltraitance au CHSLD de La Prairie

Maltraitance au CHSLD de La Prairie : Mélanie Rocco dénonce des représailles

Après avoir dénoncé des actes de maltraitance envers des résidents du CHSLD de La Prairie, Mélanie Rocco, ancienne cheffe de module, affirme être victime de représailles de la part de son employeur. Son syndicat, l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), soutient que la suppression de son poste est une me punitive liée à ses dénonciations.

Cette affaire a conduit le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) à engager des poursuites contre Santé Québec et un ancien gestionnaire du CISSS de la Montérégie-Ouest, les accusant d’avoir « exercé ou tenté d’exercer des représailles » contre Rocco. Ces poursuites, révélées à l’automne 2025, sont les premières du genre en vertu de la Loi visant à lutter contre la maltraitance envers les aînés, qui a été renforcée en 2022. Santé Québec fait face à une amende potentielle de 10 000 $, tandis que l’ancien gestionnaire pourrait être condamné à une amende de 2 000 $.

Le dossier remonte au printemps 2024. Quelques semaines après son retour d’un congé, Rocco apprend qu’une collègue a été témoin d’un acte de violence, un coup de poing porté par un préposé à une résidente. Bien que la situation ait été signalée à la direction en octobre 2023, aucune action n’a été prise. Rocco a ensuite informé les autorités compétentes, ce qui a conduit à des accusations contre le préposé, Oleh Konovalov.

En septembre 2024, Rocco est suspendue sans solde pour dix jours, une me que l’APTS qualifie de représailles. Le 8 juillet 2025, elle est informée que son poste sera éliminé dans le cadre d’une réorganisation. Le CISSS a déclaré que cette décision ne concernait pas une situation individuelle, mais Isabelle Bessette, représentante de l’APTS, remet en question cette justification.

Le syndicat a déjà déposé neuf griefs dans cette affaire et conteste la suppression du poste de Rocco. Actuellement en arrêt de travail, Rocco ne peut pas prendre de décisions concernant son avenir professionnel dans le délai imparti. Aucun poste comparable ne lui est proposé, et les alternatives offertes sont jugées inacceptables par le syndicat.

Rocco a également signalé des retards dans la gestion de son dossier d’invalidité, ce qui a compliqué son retour au travail. Elle affirme que la direction lui avait assuré que son poste serait maintenu malgré la réorganisation, ajoutant que son centre de jour avait obtenu d’excellents résultats.

Cette situation soulève des questions sur la protection des lanceurs d’alerte dans le secteur de la santé et sur la manière dont les dénonciations de maltraitance sont traitées.

Source : Les Coops de l’information

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