Nounous accusées de maltraitance en Saône-et-Loire :

Nounous accusées de maltraitance en Saône-et-Loire : « C’est un sketch ! »

La Maison d’Assistantes Maternelles (MAM) de Martigny-le-Comte, en Saône-et-Loire, a fermé ses portes le 4 juin suite au retrait des agréments de deux de ses quatre assistantes maternelles, accusées de maltraitance. Cette décision a suscité l’indignation de nombreux parents qui défendent les nounous, laissant plusieurs d’entre eux sans mode de garde pour l’été.

« Laëtitia Berger, une mère ayant inscrit sa fille à la MAM, déclare : ‘C’est un grand sketch’. Avec d’autres parents, elle soutient les assistantes maternelles depuis la convocation devant la Commission Consultative Paritaire Départementale (CCPD) du 21 avril, qui a conduit à cette fermeture. »

Les parents, désemparés, se retrouvent dans une situation difficile. Laëtitia Berger souligne que « certains, notamment des travailleurs hospitaliers avec des horaires atypiques, n’ont pas de solution de garde. » Noémie Mome, une autre mère, a dû envisager de confier ses filles à leurs grands-parents après avoir reçu une proposition de la Protection Maternelle et Infantile (PMI) qui ne lui convenait pas.

La situation trouve son origine dans deux signalements anonymes effectués le 17 juin 2025, concernant la MAM. Le premier signalement portait sur des repas jugés non équilibrés, tandis que le second évoquait des faits de maltraitance. Selon l’avocat des assistantes maternelles, Me Benoît Le Meignen, ces allégations se réfèrent à la gestion d’un enfant en crise, où l’on aurait assis l’enfant sur une chaise haute pour le calmer. Les assistantes maternelles ont fermement nié ces accusations.

Après une première visite de la PMI, les assistantes maternelles avaient été autorisées à poursuivre leur activité. Cependant, de nouveaux signalements ont entraîné une relance de la procédure, culminant en octobre 2025 avec le retrait d’agrément pour les quatre assistantes. Malgré un recours gracieux qui a temporairement levé cette décision, la PMI a relancé une nouvelle procédure en mars, entraînant la fermeture définitive de la MAM.

Me Le Meignen conteste la légitimité de ce retrait, affirmant qu’il n’existe pas de preuves substantielles de maltraitance et que les problèmes administratifs signalés ne justifiaient pas une telle sanction.

Les assistantes maternelles, soutenues par les parents, ont ouvert une cagnotte pour couvrir les frais juridiques liés à leur défense. Laëtitia Berger et d’autres parents estiment que la décision de la PMI était excessive et que la situation aurait pu être gérée différemment.

Contacté, le Département de Saône-et-Loire n’a pas souhaité commenter le dossier, et la PMI n’a pas répondu aux sollicitations.

Source : France 3 Régions

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