Au Mali, une opération spéciale d’immatriculation pour lutter contre le terrorisme
Au Mali, une opération spéciale d’immatriculation a débuté ce lundi 15 juin sur l’ensemble du territoire national. Cette initiative vise les engins motorisés à deux et trois roues qui ne disposent pas encore de plaques d’identification. Dans un contexte sécuritaire marqué par une dégradation significative, les autorités de la transition cherchent à renforcer le contrôle des moyens de déplacement pour mieux combattre les groupes armés terroristes.
Cette opération s’inscrit dans la continuité des mes prises début juin, notamment l’interdiction de circulation des motos de grosse cylindrée en dehors des grandes agglomérations.
Une trentaine de centres d’immatriculation pour l’opération
Pour cette opération dite « spéciale d’immatriculation des engins à deux et trois roues », le ministère des Transports et des Travaux publics a mis en place près de trente centres dédiés à travers le pays. Dans le district de Bamako, sept centres sont déjà opérationnels pour l’enrôlement des usagers. Cependant, à l’arrivée d’une équipe de la DW dans l’un des centres situés sur la rive gauche, les lieux semblent calmes, avec aucun usager en vue. Les agents présents sur place accueillent chaleureusement, mais il est précisé qu’aucune interview n’est autorisée dans l’enceinte.
À l’extérieur, Soumana, un conducteur de tricycle, exprime son intention de procéder à l’immatriculation, mentionnant que cela représente un devoir civique.
Un délai de six mois, des frais trop élevés pour certains
Les usagers disposent d’un délai de six mois pour se conformer à cette obligation. Le coût de l’immatriculation est fixé à 12.000 francs CFA, un montant jugé élevé par certains, comme Oulalé, réparateur de motos, qui estime que ce tarif n’est pas à la portée de tous.
En plus du paiement électronique, chaque usager doit fournir un dossier comprenant une copie de sa pièce d’identité, un certificat de résidence, la facture ou la vignette de l’engin, ainsi qu’une déclaration de mise en circulation à remplir dans un centre d’immatriculation.
Cette initiative vise non seulement à régulariser les engins, mais aussi à améliorer la sécurité dans le pays, où la lutte contre l’insécurité demeure une priorité pour les autorités.
Source : DW.
