36 % des parents jugent la fessée acceptable, malgré son interdiction
Selon le 3e baromètre sur les violences éducatives ordinaires, publié par la Fondation pour l’Enfance et le groupe de recherche Prévéo, 36 % des parents estiment que donner une fessée est une pratique acceptable pour punir un enfant, malgré son interdiction légale en France depuis 2019.
L’étude, réalisée par l’Ifop auprès de plus de 1 000 parents d’enfants de 0 à 17 ans, révèle que 68 % des parents interrogés ont crié sur leurs enfants au cours des 12 derniers mois et que 83 % rapportent avoir eu recours à au moins une forme de violence verbale ou psychologique. Par ailleurs, 37 % des parents déclarent avoir utilisé une forme de violence physique.
Bien que 70 % des parents affirment connaître le terme de violences éducatives ordinaires (VEO), seulement 37 % d’entre eux en ont une compréhension précise. Ce paradoxe souligne une certaine banalisation des châtiments corporels, qui sont souvent perçus comme des outils éducatifs. En effet, 39 % des parents jugent une punition corporelle acceptable si l’enfant est considéré comme violent, tandis que 27 % le pensent lorsque l’enfant est provocant.
L’étude met également en lumière des différences de perception entre les sexes. Seules 25 % des femmes estiment que les enfants nécessitent des punitions corporelles pour bien se comporter, contre 40 % des hommes. De plus, 46 % des hommes considèrent une punition corporelle acceptable en cas de comportement violent de l’enfant, contre 33 % des femmes.
Ces résultats soulignent la nécessité d’une approche différenciée dans la prévention des violences éducatives, prenant en compte les différentes perceptions de l’autorité et de la sanction au sein des familles.
Source : Fondation pour l’Enfance.
