C’est un cauchemar sans fin pour Mahammad Mirzali : menaces de mort persistantes après des condamnations
Après trois semaines de procès, Mahammad Mirzali, blogueur azéri et opposant au régime d’Azerbaïdjan, continue de faire face à des menaces de mort. Réfugié en France depuis plusieurs années, il avait été agressé à deux reprises en 2021 et 2022. Malgré plusieurs condamnations en juin dernier, la situation reste préoccupante.
Le 10 juin, Mirzali avait exprimé un soulagement après les peines infligées aux huit hommes responsables d’une attaque au couteau sur lui en mars 2021. Cependant, cette période de répit a été de courte durée. Le 14 mars 2021, alors qu’il se trouvait près de la Gare maritime à Nantes, il avait été attaqué par un groupe qui l’avait roué de coups de poing, de couteau et de cutter. Une seconde agression par le même commando a eu lieu en 2022.
Lors de son témoignage devant la Cour d’assises de Rennes, Mirzali avait prédit que les menaces ne cesseraient pas avec le procès. Son avocat, Me Henri Carpentier, a confirmé que dès le lendemain du délibéré, des médias azéris avaient critiqué la justice française.
Début septembre, des menaces ont de nouveau été signalées, avec des informations selon lesquelles un nouveau commando serait envoyé en France pour l’éliminer. Actuellement sous protection rapprochée, Mirzali vit dans la peur. Son avocat a décrit sa situation comme un « cauchemar sans fin ».
Les membres du commando ayant tenté d’assassiner Mirzali ont reçu des peines allant de cinq à trente ans. Le chef du groupe, un homme de 34 ans lié à un clan de la mafia russophone, a été condamné à trente ans de prison. Malgré cela, des appels ont été enregistrés.
Me Carpentier a souligné que, bien que la justice ait agi, la responsabilité incombe désormais à la diplomatie française pour mettre fin à ces ingérences étrangères. Il a insisté sur la nécessité d’une intervention au plus haut niveau de l’État pour garantir la sécurité de son client.
Mahammad Mirzali, en tant que réfugié ayant obtenu l’asile en France, bénéficie de la protection de la République. Son avocat a exhorté le gouvernement français à agir pour mettre fin aux menaces qui pèsent sur lui.
La situation de Mahammad Mirzali soulève des questions sur la protection des réfugiés et l’implication des États face aux menaces étrangères.
(Source : France 3 Régions)

