À Madagascar, l’espoir de lendemains plus roses
Pour la première fois, les jeunes de Madagascar ont rencontré officiellement le président de la refondation, Michael Randrianirina, le 1er août. Cette rencontre visait à lui remettre les résolutions issues de trois jours de consultation nationale des jeunes.
Sur le plan politique, les revendications demeurent constantes : dissolution de l’Assemblée nationale pour son remplacement par une assemblée constituante, dissolution de la commission électorale nationale indépendante, et réforme des lois et cadres électoraux.
Herizo Andriamanantena, un représentant de la Génération Z, a souligné une mauvaise représentation des manifestants des régions. Il a déclaré : « Certains des membres de la GenZ issus des régions n’ont pas été invités. Mais nous allons regrouper l’équipe afin de pouvoir être représentatifs durant les dialogues politiques. »
Malgré ces préoccupations, les participants expriment leur espoir quant à la possibilité de changements significatifs. Faranala, une jeune de la région du Melaky, a affirmé : « Nous attendons beaucoup de changements et un retour par rapport à nos résolutions. » De même, une jeune fille de la région Anosy a précisé : « Nous espérons que l’État reconnaisse les erreurs qui ont mené Madagascar à la dérive en 66 ans. »
La vigilance est de mise. Jaozara Gervais Fabrito, un représentant de la région du Diana, a insisté sur la nécessité de suivre l’évolution des propositions faites. « Il faut rester vigilant, parce que le volet politique et gouvernance a été le plus tendu, ce qui rend les jeunes très méfiants. »
Lors de son allocution, le président Randrianirina a rassuré les jeunes, affirmant que les propositions économiques et sociales feront partie intégrante de la politique générale de l’État. Les revendications politiques seront traitées lors de la concertation nationale et des élections prévues pour fin 2027.
Source : DW News.


