Macron-Meloni : une bilatérale pour accélérer les relations France-Italie ?
La rencontre prévue le 25 juin à Antibes entre le Président français Emmanuel Macron et la Présidente du Conseil italien Giorgia Meloni est très attendue sur le plan économique. L’Élysée évoque un retour à la réalité concrète de la coopération, avec l’objectif de donner un coup d’accélérateur à une relation historique qui pourrait être renforcée.
Les relations entre Emmanuel Macron et Giorgia Meloni oscillent entre cordialité et tensions, notamment sur des questions d’immigration et d’Europe. Toutefois, ces relations se sont réchauffées depuis la visite du Président français à Rome il y a un an. Au-delà des liens historiques et de la proximité géographique, les deux pays partagent des enjeux communs en matière de politique industrielle, d’énergie et de souveraineté européenne. Le Traité du Quirinal, signé en 2021, visait à structurer davantage cette relation, mais peu de progrès ont été réalisés depuis.
À Antibes, les discussions entre Macron et Meloni seront particulièrement scrutées, notamment dans un contexte international marqué par des tensions au Moyen-Orient et les relations fluctuantes de Meloni avec d’autres leaders, dont Donald Trump.
Nucléaire et défense : des positions alignées
Des accords sont attendus lors de cette rencontre. En matière de Défense, une feuille de route bilatérale de cinq ans sera signée, accompagnée d’un document commun sur la sécurité et la stratégie en Méditerranée. Sur le plan énergétique, l’Italie et la France partagent une vision alignée concernant le nucléaire. Rome a relancé une stratégie pour réintroduire le nucléaire avec une loi votée à l’automne 2025 visant à développer un « nouveau nucléaire durable ». Les industriels des deux pays devraient également exprimer leur volonté de collaborer sur les Small Modular Reactors (SMR) et Advanced Modular Reactors (AMR) d’ici 2030.
Cette rencontre pourrait ainsi marquer un tournant dans la coopération entre la France et l’Italie, en consolidant des liens qui, bien qu’historiques, nécessitent un nouvel élan.
Source : La Tribune
