Emmanuel Macron célèbre son dernier 14-Juillet en tant que président et chef des armées, mettant l’accent sur le réarmement de la France
Ce mardi, Emmanuel Macron célèbrera son dernier 14-Juillet en tant que chef de l’État et des armées, un événement marquant pour la France, conçu comme un point d’orgue de son programme de réarmement. L’Élysée souligne que « le Président qui sera place de la Concorde a pris des engagements devant les Français il y a presque 10 ans et les a tenus ».
Dès son accession à la présidence en 2017, Emmanuel Macron avait promis d’augmenter le budget de la défense pour atteindre 2 % du budget national d’ici 2025. Lors de son dernier discours aux armées, il a affirmé : « L’engagement a été tenu, et nous avons bien fait ». En 2022, il avait annoncé la réactualisation de la loi de programmation militaire, récemment adoptée par le Parlement, qui prévoit un budget de 64 milliards d’euros pour les armées en 2027, soit le double du montant alloué dix ans auparavant.
Le défilé sur les Champs-Élysées, qui se déroulera aujourd’hui, est présenté comme un reflet de ce réarmement. L’Élysée le qualifie de « massif », avec un nombre de défilants à pied atteignant 6 800, contre 5 810 en 2025, représentant une augmentation de 15 %. Le nombre de véhicules et d’aéronefs participant au défilé a également connu une hausse de 30 %.
Dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques, Emmanuel Macron a reconnu que ces désordres, notamment la guerre en Ukraine et les tensions au Moyen-Orient, renforcent son bilan en matière de défense. Il a déclaré : « L’histoire jugera » lors d’une rencontre avec des hauts gradés militaires, rappelant un climat très différent de celui de son premier discours aux armées en 2017, où il avait dû recadrer le chef d’État-major des armées après des critiques sur son budget.
Malgré son statut de premier président français à ne pas avoir effectué son service militaire, Emmanuel Macron a réussi à regagner la confiance des militaires, notamment par le respect de ses engagements budgétaires et des visites sur le terrain. Les tensions actuelles servent son bilan sur le réarmement de la France et son autonomie stratégique, tout en soutenant une vision d’un réveil européen.
Conscient des défis que représente la montée des nationalismes en Europe, Macron a mis en garde contre cette tendance, affirmant : « Partout où l’on flatte les nationalismes, en France ou ailleurs, on se trompe. Le patriotisme, oui ; le nationalisme, jamais ».
Source : Le Progrès.
