50 ans après la première épidémie d’Ebola : retour sur le « cas index »
Alors que la République démocratique du Congo (RDC) traverse actuellement la pire épidémie d’Ebola de son histoire, le premier patient identifié comme porteur du virus, Mabalo Lokela, est décédé il y a 50 ans jour pour jour, au nord de ce qui était alors le Zaïre. À l’époque, des chercheurs congolais et internationaux s’étaient mobilisés pour cerner ce nouveau virus afin d’endiguer l’épidémie, qui s’était finalement éteinte d’elle-même.
Contexte factuel
Été 1976. Mabalo Lokela, directeur de l’école de Yambuku, termine ses vacances dans la région de l’Équateur, où il a voyagé avec six autres compagnons. Après avoir acheté un singe et une antilope sur un marché local, il traverse la rivière Ebola avant de rentrer chez lui. Quatre jours après son retour, le 26 août, il se présente à l’hôpital des sœurs belges, présentant de la fièvre. Diagnostiqué pour paludisme, il reçoit une injection de chloroquine. Cependant, sa condition se détériore, et il est admis le 5 septembre avec des saignements gastro-intestinaux. Mabalo Lokela meurt le 8 septembre 1976, devenant ainsi le « cas index » de la maladie à virus Ebola, alors inconnue.
Données ou statistiques
Au 16 septembre 1976, le Dr. Ngoï a recensé 13 cas hospitalisés, dont 9 décès, incluant une femme enceinte et une fillette de sept ans. Au total, près de 280 personnes ont péri durant cette première épidémie, avec un taux de létalité de 88 %. Les recherches ultérieures ont révélé que l’hôpital de Yambuku, utilisant des seringues mal désinfectées, avait été un lieu clé de propagation du virus.
Conséquence directe
L’épidémie a conduit à une mobilisation internationale pour mieux comprendre le virus Ebola, entraînant la mise en place de protocoles de santé publique qui continuent d’influencer la lutte contre cette maladie virale aujourd’hui.
Cette commémoration souligne l’importance des leçons tirées de cette première épidémie et la nécessité de rester vigilant face à cette menace sanitaire persistante.
Source : RFI

