L’Utah a lancé, en début d’année 2026, un programme-pilote qui permet à une intelligence artificielle de renouveler certaines ordonnances. Une initiative qui suscite de fortes réserves chez les médecins.
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Depuis le début de l’année 2026, un chatbot est chargé de renouveler les ordonnances en ligne sans nécessiter une consultation médicale. Ce système interroge le patient, confirme la validité de l’ordonnance précédente et transmet la nouvelle à une pharmacie. Il peut prescrire environ 200 médicaments, incluant ceux pour des maladies graves telles que le diabète, le cholestérol, la dépression ou l’hypertension.
L’État de l’Utah a mis en place ce programme-pilote en collaboration avec Doctronic, une entreprise de télémédecine basée à New York, fondée par un entrepreneur technologique et un chirurgien.
Ce changement suscite des inquiétudes parmi de nombreux médecins. Ils soulignent que la situation d’un patient peut évoluer et qu’une simple prescription ne remplace pas l’évaluation médicale. De plus, ils rappellent que la formation médicale est essentielle pour détecter d’autres problèmes de santé.
Ce programme a également provoqué des tensions avec l’ordre des médecins de l’Utah, qui a été informé de son existence par la presse en janvier. Malgré une demande de suspension adressée aux autorités, celles-ci ont décidé de poursuivre le programme. La FDA a adopté une position de laissez-faire concernant ce type d’initiatives.
Doctronic espère que cette approche libérera du temps pour les médecins en leur permettant de se concentrer sur des tâches plus complexes. Selon l’entreprise, 91 % des renouvellements d’ordonnance ont reçu l’approbation des médecins qui les ont examinés.
Des législations sont en préparation dans plusieurs États, comme New York et le Delaware, pour restreindre de telles initiatives, tandis que d’autres, comme l’Iowa et l’Idaho, envisagent des lois plus favorables, souvent influencées par des groupes de pression pro-intelligence artificielle.
— Source : Franceinfo.
