L’usage intensif des réseaux sociaux pourrait être lié à la dépression
Une étude récente menée par des chercheurs de l’Université de Northwestern aux États-Unis met en lumière un lien potentiel entre l’utilisation excessive des réseaux sociaux et la dépression. Cette recherche, publiée dans la revue npj Mental Health Research en août 2026, a suivi près de 183 000 adultes âgés de 18 à 70 ans pendant une période de onze ans.
D’après les résultats, les chercheurs ont déterminé qu’il ne fallait pas dépasser 150 minutes par jour sur les réseaux sociaux. Au-delà de ce seuil, chaque heure supplémentaire de connexion augmenterait le risque de dépression de 17 %. Les résultats soulignent une association stable entre une utilisation accrue des médias sociaux et les troubles dépressifs. Toutefois,
En parallèle, un rapport de Médiamétrie, publié en février 2026, révèle que les adolescents âgés de 11 à 14 ans passent presque deux heures par jour sur les réseaux sociaux, avec une préférence marquée pour des plateformes telles que Snapchat (52 %), WhatsApp (40 %), Instagram (32 %), TikTok (30 %) et Facebook (16 %). Les adultes, quant à eux, consacrent également un temps significatif à ces plateformes, ce qui soulève des questions sur les conséquences pour la santé mentale.
Jean Twenge, professeur de psychologie à l’Université de San-Diego, souligne que cette étude apporte des preuves supplémentaires d’une association entre l’utilisation des réseaux sociaux au-delà de deux heures par jour et la dépression, tout en précisant que les résultats ne permettent pas d’établir un lien de causalité direct.
Cette recherche incite à une réflexion plus approfondie sur l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale, et souligne la nécessité de poursuivre des études longitudinales pour mieux comprendre ce phénomène.
Source : npj Mental Health Research, Médiamétrie

