Quand l’US Navy a traqué un objet en forme de « Tic Tac » : l’ovni qui a changé le débat
La plupart du temps, les observations de phénomènes aériens non identifiés sont le fait de témoins isolés, dont la crédibilité peut facilement être mise en question. Cependant, l’incident du Nimitz se distingue par l’implication du 11e groupe aéronaval d’attaque de l’armée américaine, qui comprend un porte-avions à propulsion nucléaire, une escadre de chasseurs F/A-18F Super Hornet, un croiseur lance-missiles de la classe Ticonderoga, deux destroyers de la classe Arleigh Burke, et un sous-marin nucléaire d’attaque de la classe Los Angeles.
Des échos inhabituels dans le ciel
L’incident débute lors d’un exercice naval de routine dans le Pacifique, à environ cent kilomètres des côtes de San Diego, le 14 novembre 2004. Le porte-avions USS Nimitz, déployé sur zone depuis le début du mois, participe à des manœuvres en vue d’un déploiement vers le Moyen-Orient. Au sein de la flotte, le croiseur USS Princeton est équipé d’un système radar Aegis, capable de détecter des cibles à grande distance.
Depuis plusieurs jours, des échos inhabituels sont détectés dans le ciel. Ces contacts apparaissent soudainement à une altitude de 24 000 mètres, plongent vers la mer, puis s’immobilisent à 6 000 mètres avant de disparaître de la couverture radar ou de remonter à grande vitesse. Le 14 novembre, deux F/A-18F Super Hornet sont envoyés pour enquêter sur ces échos.
Un objet blanc au comportement étrange
De retour d’une mission d’entraînement, les pilotes, dont l’un est le commandant David Fravor, ne sont pas armés. Guidés par les contrôleurs du Princeton, ils descendent vers l’océan et aperçoivent une zone blanchâtre à la surface de l’eau, où flotte un objet blanc, oblong, sans ailes ni cockpit, ressemblant à une pastille « Tic Tac ». Cet objet effectue des mouvements rapides à la surface, semblables à ceux d’une balle de ping-pong rebondissant entre deux murs.
Lorsque le commandant Fravor tente de s’approcher de l’objet, celui-ci accélère brusquement et disparaît de son champ visuel, réapparaissant plus loin sur les capteurs radar, comme s’il avait parcouru une distance impossible à couvrir pour un avion conventionnel. Selon les données radar du USS Princeton, l’objet a atteint une vitesse estimée à 74 000 km/h, soit Mach 60.
Une tentative d’interception et beaucoup de questions
Après la rencontre visuelle, un autre avion équipé d’une caméra infrarouge capte une séquence devenue célèbre, nommée « FLIR1 ». Cette vidéo, déclassifiée par le Pentagone, montre un objet allongé suivi par le système de ciblage, mais ne prouve pas l’existence d’une technologie non humaine.
Cet incident a joué un rôle clé dans la réémergence des discussions autour des UAP (Unidentified Anomalous Phenomena), ou phénomènes aériens non identifiés, dans le débat public américain, soulevant encore aujourd’hui de nombreuses interrogations.
Source : Futura Sciences
