L'UE donne le coup d'envoi des gigafactories dédiées à l'IA

L’UE lance un appel d’offres pour des gigafactories dédiées à l’IA

L’Union européenne (UE) a annoncé jeudi le lancement d’un appel d’offres pour la construction d’une infrastructure informatique dédiée à l’intelligence artificielle (IA). Ce projet, qui s’inscrit dans un cadre multisite et multinational, bénéficie d’un financement européen de 5 milliards d’euros et prévoit la création de sept « gigafactories » d’IA.

Cette initiative représente une évolution significative par rapport au projet initial de la Commission, présenté en février 2025, qui visait la mobilisation de 20 milliards d’euros pour établir quatre gigafactories. L’investissement total pour les sept nouvelles gigafactories est estimé à 30 milliards d’euros, répartis entre 5 milliards d’euros de l’UE, 5 milliards d’euros des États membres et 20 milliards d’euros d’investissements privés.

L’appel d’offres, initialement prévu pour fin 2025, a été reporté à plusieurs reprises, la Commission ayant finalement fixé la date limite de réception des propositions au 12 novembre. La première phase de construction des gigafactories devrait être achevée d’ici mai 2028.

Selon la Commission, dix-huit pays de l’UE ont exprimé leur intérêt pour participer à la construction de ces infrastructures, qui comprendront trois grands pôles et quatre plus petits, répartis sur plus de sept pays. Parmi les pays intéressés figurent l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la Grèce, qui souhaitent contribuer à l’une des plus grandes gigafactories, chacune devant accueillir 100 000 puces d’IA de pointe.

Treize pays, dont la France, la Pologne, et la Finlande, ont également manifesté leur intérêt pour les quatre gigafactories plus petites, qui seront chacune équipées de jusqu’à 75 000 puces d’IA. En revanche, des pays comme les Pays-Bas, la Roumanie et la Belgique ne participeront pas à cet appel d’offres.

La date d’achèvement définitive des gigafactories est contractuellement fixée à mai 2032, bien que la Commission encourage les consortiums à terminer les travaux dès que possible. Notamment, l’appel à propositions inclut des mes visant à limiter la position dominante de Nvidia sur le marché des puces d’IA, en exigeant des candidats qu’ils démontrent des solutions pour réduire leur dépendance vis-à-vis d’un fournisseur unique.

Source : Euractiv.

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