Cyberattaques russes : l’UE et le Royaume-Uni sanctionnent le FSB
La Grande-Bretagne et l’Union européenne ont annoncé, lundi 13 juillet, des sanctions contre la Russie en réponse à des cyberattaques menées sur le territoire européen. Cette initiative marque une collaboration inédite entre les deux entités, qui ont ciblé 24 individus et entités liés aux services de renseignement russes pour le Royaume-Uni, ainsi que 13 entités et individus, y compris des officiers du renseignement militaire russe (GRU), du côté de l’UE.
Une source sécuritaire d’un pays de l’UE a déclaré : « La menace est réelle, concrète, destructrice, tout le monde aujourd’hui en est convaincu. » Pour la première fois, Londres et Bruxelles ont désigné conjointement le FSB comme responsable d’une tentative d’attaque contre le réseau électrique polonais. Bien que cette cyberattaque, orchestrée par le « Centre 16 du FSB », ait échoué, elle aurait pu priver 500 000 personnes d’électricité en plein hiver.
Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l’UE, a précisé que le Centre 16 est également impliqué dans des opérations de cyberespionnage en France depuis 2010, visant des « entités gouvernementales stratégiques ».
Yvette Cooper, ministre britannique des Affaires étrangères, a dénoncé le comportement de la Russie, affirmant : « L’État russe atteint de nouveaux sommets d’indignité dans ses tentatives de saper la sécurité européenne. »
En réponse à la guerre en Ukraine, la Grande-Bretagne a déjà imposé des sanctions à environ 3 400 individus et entités. De son côté, l’UE a sanctionné environ 2 700 individus et entités pour des raisons similaires, incluant une centaine d’autres accusés d’attaques hybrides contre Bruxelles. Ces sanctions comprennent un gel des avoirs et une interdiction de voyager au sein de l’Union européenne.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé que Paris convoquera l’ambassadeur de Russie en France dans les jours à venir, suite à une vaste campagne cyber menée par Moscou dans plusieurs pays européens, dont la France. Parmi les cibles de ces sanctions se trouve un groupe ayant revendiqué des actions de déstabilisation contre les Jeux de Paris en 2024.
Source : France 24
