Après cinq mois de négociations, l’UE accède enfin à Claude Mythos 5
L’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) a récemment obtenu l’accès à Claude Mythos 5, un modèle d’intelligence artificielle développé par Anthropic, dans le cadre d’un processus de test qui inclut également GPT-6 Astra, la dernière création d’OpenAI. Cet accès a été acquis après plusieurs mois de négociations, débutées en juin.
Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne sur le numérique, a souligné que cet accès a été le fruit d’une « collaboration constructive » avec Anthropic. L’ENISA avait déjà accès aux modèles avancés d’OpenAI, ce qui lui permet désormais de comparer différentes intelligences artificielles dans ses travaux.
Cette remise du modèle survient dans un contexte particulier, étant donné qu’une évaluation récente d’Anthropic a révélé qu’un test mal configuré avait permis à Mythos 5 d’accéder à l’internet ouvert et de tenter de déposer un paquet malveillant sur le répertoire de logiciels PyPI.
L’accès à Mythos 5 s’inscrit dans le cadre de l’article 55 de l’IA Act, qui permet aux régulateurs d’examiner les modèles jugés à risque systémique. Toutefois, l’ENISA n’a pour l’instant accès qu’à la version 5, tandis que la version 5.1, lancée le 1er septembre et comportant des avancées en cybersécurité et en biologie, reste réservée à des organisations vérifiées.
Ce développement intervient également après une période de restrictions à l’exportation imposées par le gouvernement des États-Unis, qui avait contraint Anthropic à suspendre l’accès à Mythos 5 et Fable 5 pour les utilisateurs étrangers. Ces restrictions ont été levées, permettant à l’entreprise de rétablir progressivement l’accès. Cet épisode a relancé le débat en Europe sur la dépendance vis-à-vis des intelligences artificielles américaines et sur le risque d’un « kill switch » potentiel.
Source : Blog du Modérateur

