Guerre en Ukraine : accord de l’UE sur de nouvelles sanctions contre la Russie
Après plusieurs semaines de négociations, les pays de l’Union européenne ont trouvé un accord, ce jeudi 23 juillet à Bruxelles, pour imposer un 21e paquet de sanctions à la Russie. Ce nouvel ensemble de mes vise à contrarier l’effort de guerre russe dans le cadre du conflit en Ukraine.
La première me phare de cet accord consiste à prolonger, pour une durée d’un an, le plafonnement du prix du pétrole exporté par la Russie à 44 dollars le baril, soit 15 % en dessous des cours du brut de l’Oural. Cette décision a pour objectif de limiter les revenus pétroliers russes, qui financent une part significative de l’effort militaire. Sans cette prolongation, le prix du pétrole russe aurait pu atteindre des niveaux proches de ceux du marché international, exacerbés par la guerre en Iran.
Ce dispositif de plafonnement inclut également des restrictions sur les navires pétroliers de la « flotte fantôme » russe, qui transportent des marchandises sous de faux pavillons. Quarante-deux de ces navires ont été ajoutés à la liste des bâtiments sanctionnés.
Le secteur financier russe sera également touché par ces nouvelles sanctions, avec des interdictions de transactions et des mes ciblant les cryptomonnaies. Trente-deux banques russes se voient désormais interdites de transactions au sein de l’Union. En outre, les exportations de certains métaux et alliages utilisés dans les secteurs de l’aérospatiale et de la défense seront restreintes.
Malgré ces avancées, certains intérêts nationaux ont complexifié le processus. L’Allemagne a réussi à éviter l’interdiction du colin d’Alaska russe, tandis que le Portugal a obtenu le retrait d’un embargo sur le cabillaud. D’autres mes, comme l’interdiction d’entrée dans l’UE pour les Russes ayant combattu en Ukraine, ont été atténuées sous la pression de la France et de l’Italie.
Les représentants européens ont réaffirmé leur soutien inébranlable à l’Ukraine, comme l’a souligné António Costa, président du Conseil européen. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a salué ces sanctions, les qualifiant de mes qui continuent de fragiliser l’économie russe à un moment où l’Ukraine réalise des avancées militaires.
Source : AFP.
