Lucio Fontana, Karsten Greve
Par Mariia Rybalchenko
artpress n°544, juin 2026
L’exposition de Lucio Fontana à la galerie Karsten Greve à Paris, initialement présentée dans le numéro de juin d’artpress, a été prolongée jusqu’au 5 septembre 2026. Une correction a été intégrée concernant la provenance des œuvres, qui proviennent de la collection de Karsten Greve. Certaines ont été prêtées pour une exposition à la Peggy Guggenheim Collection à Venise.
Lucio Fontana (1899-1968) a déclaré un jour qu’entre le suicide et ses céramiques, il a choisi la seconde option. L’exposition met en lumière ce choix en présentant des œuvres créées entre 1936 et 1961, incluant des crucifix émouvants de différentes couleurs, des variations ludiques sur le crocodile, le monumental Torso italico (1938) et l’énigmatique Natura (1959-60), inspirée par les premières images des cratères lunaires. Cette partie de son œuvre a longtemps été éclipsée par les Tagli, et l’intérêt des historiens pour sa céramique est relativement récent.
L’affection de Fontana pour la céramique remonte à son enfance, influencée par son père, sculpteur de monuments funéraires. Le parcours de l’exposition met en avant son évolution artistique et son intérêt croissant pour ce qui deviendra plus tard le spatialisme. Un court film accompagne l’exposition, illustrant l’impact de la Seconde Guerre mondiale sur Fontana et son travail pour des contextes religieux, notamment pour l’église San Fedele, dans le cadre de la reconstruction de Milan après la guerre.
Source : artpress n°544, juin 2026
