Le mètre carré géopolitique #7 — Payer un loyer, c’est jeter de l’argent par la fenêtre. Vraiment ?
FAIT PRINCIPAL
Une analyse récente remet en question la croyance populaire selon laquelle payer un loyer est une perte financière. Selon des données du « tunnel de Friggit », la performance annuelle réelle du prix de l’immobilier résidentiel français entre 1965 et 2000 est de 0 %, indiquant que la pierre n’a pas généré de richesse réelle sur cette période.
CONTEXTE FACTUEL
Le concept de « tunnel de Friggit » met en lumière une stagnation des prix de l’immobilier par rapport aux revenus des ménages sur une période de trente-cinq ans. Malgré la perception d’un investissement immobilier comme étant rentable, les chiffres montrent qu’avant 2000, la pierre ne créait aucune richesse réelle. Après cette date, une bulle immobilière s’est formée, dont les conséquences commencent à être ressenties.
DONNÉES OU STATISTIQUES
- Performance annuelle réelle (corrigée de l’inflation) : 0 % pour l’immobilier résidentiel français entre 1965 et 2000.
- Cas type sur 25 ans : Un couple cadre à Lyon hésite entre acheter un appartement à 450 000 € ou louer le même bien à 1 400 €/mois, avec un écart patrimonial final dépassant 250 000 à 400 000 € au profit du locataire-investisseur en ETF MSCI World.
- Propriétaires occupants en France : 58 %, contre 46 % en Allemagne et 42 % en Suisse. Le patrimoine financier moyen par ménage en France est de 65 000 €, alors qu’il dépasse 300 000 € en Suisse.
CONSÉQUENCE DIRECTE
Cette situation souligne l’anomalie française en matière d’investissement immobilier, suggérant que la location et l’investissement boursier peuvent être des choix plus avantageux financièrement que l’achat d’un bien immobilier.
Source : Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD), travaux de Jacques Friggit.



