Une Europe occidentale au cœur de la chaleur
Au cours des mois de juin, juillet et août 2026, la France a enregistré des écarts de température remarquables, avec une augmentation d’environ 3,6°C par rapport à la période de référence 1991-2020. D’autres pays tels que l’Espagne, la Suisse, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche et certaines régions d’Italie ont également subi une chaleur intense.
À l’opposé, l’Europe orientale a connu des anomalies de température beaucoup moins significatives. La Finlande, la Norvège et la Suède ont affiché un déficit de -0,3°C, subissant un été frais et pluvieux, ce qui explique le contraste frappant entre les deux régions du continent. Ce phénomène a contribué à masquer la singularité de l’été à l’ouest de l’Europe dans les moyennes européennes.
été 2026 en Europe © lachainemeteo
Pourquoi de telles différences ?
Les variations de température s’expliquent par la position récurrente du courant-jet, dont les ondulations ont maintenu l’Europe occidentale sous des dorsales anticycloniques. Cela a permis des remontées d’air subtropical chaud en provenance d’Afrique du Nord et de la péninsule Ibérique.
En revanche, certaines zones du nord et de l’est de l’Europe ont été davantage influencées par des dépressions et des masses d’air plus fraîches, entraînant un contraste thermique notable entre l’ouest et l’est du continent.
La sécheresse a amplifié la chaleur à l’ouest
En France et dans les régions avoisinantes, la succession de vagues de chaleur et le manque de précipitations ont conduit à un assèchement progressif des sols. Un sol très sec réduit l’évaporation de l’énergie, ce qui signifie qu’une plus grande part du rayonnement solaire réchauffe directement l’air.
Cette combinaison de blocages anticycloniques, de remontées d’air subtropical et de sols asséchés a fait de l’Europe occidentale l’un des principaux foyers de chaleur durant l’été 2026, alors que d’autres régions du continent ont vécu une saison estivale moins marquante.
Source : lachainemeteo

