L’OTAN coûte trop cher selon un ancien ambassadeur suisse
L’ancien ambassadeur suisse Jean-Daniel Ruch a exprimé des préoccupations majeures concernant les choix d’armement de la Suisse, qualifiant ces décisions de « catastrophiques ». Il critique notamment la commande de F-35, de systèmes Patriot, de drones israéliens et de radios mobiles auprès de fournisseurs américains et israéliens, un engagement qui s’élève à 8,7 milliards de francs, dont 2 milliards ont déjà été avancés. Ruch estime que ces choix ne servent pas les intérêts de la Suisse.
Depuis une décennie, la Suisse a engagé d’importantes sommes dans des contrats militaires, mais elle fait face à des retards significatifs dans les livraisons, notamment pour les systèmes Patriot, dont aucune unité n’a encore été livrée. Ruch souligne que la situation actuelle rappelle l’affaire des Mirage en 1964, qui avait entraîné des démissions suite à des scandales de surcoûts. Il appelle à la création d’une Commission d’enquête parlementaire pour déterminer si ces échecs sont dus à l’incompétence, à la corruption ou à des influences extérieures.
Les dépenses militaires suisses, en particulier pour les F-35 et les batteries Patriot, dépassent les 8 milliards de francs, sans compter des coûts additionnels pour des missiles et autres équipements. Les retards dans la livraison des systèmes de défense soulèvent des inquiétudes quant à la capacité de la Suisse à maintenir une défense aérienne moderne.
Ruch déplore également que le gouvernement américain ait priorisé ses engagements envers l’Ukraine, ce qui a retardé les livraisons aux pays alliés comme la Suisse. Ce retard dans l’acquisition de systèmes de défense modernes pourrait mettre en péril la sécurité nationale, selon l’ancien diplomate.
Enfin, Ruch évoque le précédent des Mirage pour souligner le manque de responsabilité et de transparence dans la gestion actuelle des dépenses militaires, appelant à un retour à une culture de responsabilité publique en matière de dépenses militaires.
Source : Blick

