Qu’est-ce que l’orthobunyavirus, cette nouvelle maladie qui touche les vaches ?
Ces dernières semaines, une mystérieuse maladie affecte les vaches laitières dans l’est de la France. À peine un an après l’épidémie de dermatose nodulaire bovine, qui a décimé de nombreux troupeaux, l’émergence de cette nouvelle pathologie suscite des inquiétudes parmi les éleveurs. Selon le ministère de l’Agriculture, les deux maladies n’ont « rien à voir » en termes de gravité, l’impact de la dermatose nodulaire étant jugé plus sévère.
Depuis juillet, des éleveurs suisses rapportent une série de symptômes chez leurs vaches laitières, notamment des fièvres, des diarrhées, un abattement et une baisse de la production de lait. Des cheptels dans plusieurs départements français — l’Ain, le Doubs, le Jura, la Savoie et la Haute-Savoie — ainsi qu’en Allemagne, ont également été touchés.
Initialement, les troubles digestifs des bovins, apparus durant une période de canicule, ont été attribués à la chaleur. Cependant, avec la persistance des symptômes malgré une baisse des températures, des examens vétérinaires plus approfondis ont été réalisés.
Les analyses effectuées en France ont révélé la présence d’un virus de type « orthobunyavirus » dans le plasma de vaches, prélevé pendant la phase aiguë de la maladie. Des conclusions similaires ont été atteintes en Allemagne et en Suisse. Ces virus, non transmissibles à l’humain, se propagent principalement par des insectes piqueurs appelés culicoïdes. L’École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT) souligne que chez les bovins adultes, ces virus peuvent provoquer des épisodes aigus de courte durée, associés à des symptômes tels que fièvre et baisse de production.
En outre, l’orthobunyavirus pourrait avoir des répercussions sur la reproduction des animaux. Une vache infectée pendant la gestation risque de subir un avortement ou de donner naissance à des malformations congénitales. Ce virus est en effet proche de celui responsable de la maladie de Schmallenberg, qui avait affecté les troupeaux d’Europe de l’Ouest à partir de 2011, entraînant des avortements et des malformations fœtales.
Source : La Croix


