L’Opep+ relève ses quotas de production
L’Arabie saoudite, la Russie et cinq autres membres de l’Opep+ ont décidé, dimanche, d’augmenter leurs quotas de production de pétrole de 188 000 barils par jour à partir du mois d’août. Cette décision intervient alors que la navigation dans le détroit d’Ormuz montre des signes d’amélioration, après plusieurs mois de perturbations.
Le retour du pétrole du Golfe sur le marché mondial semble imminent. Les sept pays concernés, dont l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman, mettront en œuvre un ajustement de la production de 188 000 barils par jour, selon un communiqué de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole.
Cette augmentation de production fait suite à une période de quasi-paralysie dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique. Les perturbations avaient été exacerbées par les frappes américano-israéliennes contre l’Iran, ce qui avait conduit plusieurs producteurs à réduire leur activité. Entre le premier trimestre de l’année et mai, la production cumulée de l’Arabie saoudite, de l’Irak et du Koweït a chuté d’environ 6 millions de barils par jour.
La signature, le 17 juin, d’un protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis a ouvert une période de négociations de 60 jours, reconductible, durant laquelle les deux parties se sont engagées à lever les entraves au trafic maritime dans le détroit.
Depuis la reprise des négociations, la circulation des navires s’améliore et les prix du pétrole ont considérablement baissé, atteignant des niveaux similaires à ceux observés avant le début des conflits. Les flux de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz auraient déjà dépassé les 10 millions de barils par jour, selon un responsable américain cité par Bloomberg. Cependant, la reprise complète de la production pourrait encore prendre du temps.
À long terme, le retour progressif des capacités de production soulève des inquiétudes quant à un éventuel surplus sur le marché. Des analystes estiment que les pays producteurs devront d’abord reconstituer leurs stocks avant de pouvoir augmenter significativement leur production.
L’Irak a déjà exprimé le souhait d’une augmentation de son quota, une demande qui pourrait être examinée lors de la révision des capacités de production prévue pour 2027. Ce contexte pourrait raviver les tensions au sein de l’alliance pétrolière Opep+, déjà fragilisée par le départ des Émirats arabes unis en mai.
Source : Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)