L’Opep + augmente ses quotas de production malgré les tensions au Moyen-Orient
L’Arabie saoudite, la Russie et cinq autres membres de l’Opep + ont décidé d’augmenter leurs quotas de production de pétrole de 188 000 barils par jour à partir de septembre. Cette décision, prise lors d’une visioconférence dimanche, confirme la stratégie du cartel malgré un contexte géopolitique tendu.
Les marchés attendaient cette annonce, bien que certains analystes prévoyaient une pause dans cette dynamique de relèvement des quotas, compte tenu des perturbations causées par la guerre au Moyen-Orient.
Une hausse des quotas qui reste largement théorique
Depuis 2025, l’Opep + a commencé à réinjecter progressivement sur le marché certains volumes retirés lors des réductions de production de 2022 à 2023 pour soutenir les prix du brut. Cependant, plusieurs membres du cartel peinent à atteindre leurs objectifs de production. Les tensions dans le détroit d’Ormuz, exacerbées par les hostilités entre l’Iran et les États-Unis, limitent les exportations des pays producteurs du Golfe. Parallèlement, la Russie subit les conséquences des attaques de drones ukrainiens sur ses infrastructures pétrolières.
Une pause envisagée après septembre
D’après Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy, le retour progressif de deux des trois séries de réductions passées pourrait indiquer une stabilisation de la politique de production. Il envisage une pause dans les relèvements de quotas au quatrième trimestre.
En outre, l’Opep + poursuit une révision de ses capacités de production, qui servira de base pour un nouvel ajustement des quotas à partir de 2027, un exercice qui pourrait s’avérer délicat, notamment pour des pays comme l’Irak, qui souhaitent des plafonds plus élevés.
Les marchés pétroliers continueront de surveiller de près la situation au Moyen-Orient, car tant que le détroit d’Ormuz restera perturbé, les hausses de quotas décidées par l’Opep + pourraient avoir un impact limité sur les volumes disponibles sur le marché mondial.
Source : La Tribune



