L’ONU appelle les États à accorder des réparations pour l’esclavage.

Un comité de l'ONU recommande aux États de fournir des réparations pour l’esclavage

Le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale (Cerd) a publié, ce lundi 31 août, une recommandation incitant les États à fournir des réparations généralisées pour compenser les préjudices engendrés par la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage. Ce document, approuvé la semaine dernière, pourrait servir de base pour les demandes de réparations. Cette recommandation constitue une nouvelle interprétation de la Convention internationale de 1969, qui vise à « éliminer le racisme et les inégalités résultant de l’esclavage ». Les 18 membres du Comité ont conclu que les États-parties doivent mettre en œuvre « des mes globales » pour « restaurer la dignité, la justice et l’égalité » pour les personnes d’ascendance africaine, « tous types de recours confondus ». Les signataires de la Convention de 1969 incluent les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, le Portugal, entre autres, des pays impliqués directement ou indirectement dans la traite atlantique qui a déplacé de force des millions de personnes vers les Amériques entre le XVIe et le XIXe siècle. L’avocate libérienne Pela Boker-Wilson, membre du Comité, a souligné que « la confrontation avec la justice historique ne peut être dissociée de la lutte contre la discrimination raciale contemporaine ». Bien que cette recommandation ne soit pas juridiquement contraignante, elle représente un outil d’interprétation normatif important pour d’éventuels recours ou contentieux futurs. Les effets et l’héritage persistants de l’esclavage continuent de façonner les schémas de discriminations raciales et d’inégalités, a déclaré Pela Boker-Wilson. Source : RFI.

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