Mines : L’ONA s’engage dans l’acquisition de quatre mines pour 644 MDH
Lancé en mars dernier, l’appel d’offres pour la vente de quatre mines, à savoir SMI (argent), CTT (cobalt), Somifer (cuivre) et Samine (fluorine), n’a pas abouti. De grands groupes internationaux, principalement d’Europe et d’Afrique du Sud, avaient manifesté leur intérêt pour l’acquisition des parts détenues par l’État via le BRPM, en confiant les évaluations à des cabinets privés basés au Maroc.
Le ministère de la Privatisation a fixé des exigences élevées, favorisant la vente des mines en package, ce qui a pu freiner certains investisseurs étrangers, comme la société franco-suisse exploitant la mine de Touissit. Cependant, M. Saaïdi, ministre de la Privatisation, s’est tourné vers l’ONA, qui avait déjà exprimé son intérêt pour ces mines. Le prix de vente a été établi à 644 MDH, montant qui sera financé par Manajim, la holding minière du premier groupe privé du pays. La décision de la commission des transferts est attendue pour la première semaine de septembre. M. Abarro, directeur général du pôle mines de l’ONA, reste optimiste quant à cette acquisition.
L’ONA détient déjà des participations dans les quatre mines, avec un minimum de 31% dans la mine d’argent d’Imiter (SMI). Pour la mine de cobalt CTT, l’ONA possède 60% des actions, tandis que le BRPM détient 34% des actions de la Somifer, mine de cuivre. La situation est similaire pour Samine, la mine de fluorine, où le BRPM possède 35% des actions. L’ONA a une longue histoire dans le secteur minier, ayant investi dès le début du siècle.
La stratégie de l’ONA pour la période 1995-1997 vise à consolider ses résultats et à restructurer ses activités. Un accord a été signé avec le BRPM pour l’exploitation conjointe d’un gisement d’or à Akka. M. Abarro a également annoncé une augmentation de la production de la mine de zinc de Guemassa, avec un objectif de 270 000 tonnes, contre 150 000 tonnes actuellement, nécessitant un investissement de 120 à 130 MDH.
Bien que le secteur minier ne représente que 5% du chiffre d’affaires du groupe, il a contribué à hauteur de 157 MDH sur un total de 640 MDH de résultats nets pour l’ONA, soulignant l’importance de ce secteur dans la stratégie d’expansion du groupe.
L’ONA porte un intérêt particulier aux appels d’offres du BRPM, comme en témoigne son implication dans l’épisode aurifère d’Akka. M. Abarro estime que le pôle mines est désormais prêt à conquérir des marchés internationaux, avec la société d’ingénierie Reminex comme principal vecteur, ayant déjà remporté des contrats à l’international, notamment en Albanie.
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