L’oie du Périgord a enfin son IGP, un espoir pour la filière

L’oie du Périgord obtient son IGP : un espoir pour la filière

La reconnaissance de l’Indication Géographique Protégée (IGP) pour l’oie du Périgord marque une avancée significative pour les acteurs de cette filière, qui œuvrent depuis de nombreuses années pour sa valorisation. Alexandre Léon, animateur au sein de l’association Foie gras du Périgord, rappelle que, historiquement, l’oie était le principal palmipède élevé, non pas pour ses foies, mais pour sa graisse, utilisée comme conservateur pour la viande.

Trente ans de lutte

Au fil des décennies, l’oie a été progressivement remplacée par le canard, jugé plus facile et rapide à gaver. « La bascule s’est opérée dans les années 1980, lorsque la production de canards a dépassé celle des oies », souligne Alexandre Léon. Actuellement, on compte environ 28 millions de canards en France contre moins de 200 000 oies, ce qui témoigne d’une filière fragile.

« En cas d’épidémie de grippe aviaire, la situation est catastrophique pour les éleveurs d’oies », admet Léon, précisant que les impacts sur la production globale sont moindres pour les canards. L’IGP vise à valoriser l’oie, garantir la qualité des produits pour les consommateurs et susciter des vocations parmi les éleveurs.

« Cette production fait partie de notre patrimoine et de nombreux producteurs ont fait le choix de la maintenir », déclare Léon.

Un partenariat avec l’Office de tourisme de Sarlat

Pour renforcer la communication autour des produits à base d’oies, un partenariat a été signé le 3 juillet entre l’association Foie gras du Périgord et l’office de tourisme de Sarlat. Ce partenariat, qui s’étendra sur deux ans, mobilisera un budget de 12 000 euros, partagé entre les deux entités. Avec plus de 50 000 abonnés sur les réseaux sociaux, l’office de tourisme représente une plateforme de promotion importante pour les producteurs d’oies.

Basile Fanier, maire de Sarlat et président de l’office de tourisme, souligne que cette IGP est une reconnaissance européenne qui consacre des savoir-faire traditionnels.

Conclusion

La reconnaissance de l’IGP pour l’oie du Périgord constitue une étape cruciale pour la revitalisation de cette filière, tout en soulignant l’importance de la communication et du soutien aux producteurs locaux.

Source : Sud Ouest

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