Loi fin de vie :

Loi sur la fin de vie : « Il est question de tuer », dénonce François-Xavier Bellamy

Le député européen François-Xavier Bellamy a exprimé, le 15 juillet, une vive critique à l’égard du projet de loi sur l’aide à mourir, qui doit être adopté par l’Assemblée nationale dans l’après-midi. Lors d’une interview sur France Info, il a qualifié cette initiative de « régression incroyable » et a affirmé qu’elle était contraire à « une fraternité humaine ».

François-Xavier Bellamy, vice-président du parti Les Républicains (LR), considère que cette loi rompt avec les avancées réalisées en matière de soins palliatifs. Selon lui, il y a quelques décennies, certaines pratiques de fin de vie étaient « brutales, silencieuses, cachées », avant que ne se développent les soins palliatifs. Il a souligné que le texte actuel pose la question de « tuer » au lieu de privilégier le soin.

Concernant les soins palliatifs, Bellamy a noté que « plus d’un Français sur deux qui aurait besoin des soins palliatifs n’y a pas accès dans notre pays ». Il a également questionné : « La vraie question, elle est toute simple : savoir si donner la mort peut être un soin ».

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé, le 14 juillet, qu’il saisirait le Conseil constitutionnel sur la question de la clause de conscience collective. Bellamy a salué cette décision, affirmant que les inquiétudes exprimées par le gouvernement sont « très largement partagées dans la société ».

L’eurodéputé a cité la fable de Jean de La Fontaine, La Mort et le Bûcheron, pour illustrer son point de vue : « Le trépas vient tout guérir ; mais ne bougeons d’où nous sommes : plutôt souffrir que mourir, c’est la devise des hommes ». Il a conclu en refusant de croire qu’un vivant puisse vouloir mourir de son plein gré.

Source : La Dépêche

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *