Loi d’urgence agricole : Marine Tondelier exige des excuses après des insultes d’un responsable syndical
La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a demandé des « excuses publiques » de la part de Régis Desrumaux, président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) de l’Oise. Cette demande fait suite à des insultes proférées à son encontre sur Facebook, après le vote de la loi d’urgence agricole qui réintroduit à titre dérogatoire deux pesticides interdits en France.
Dans un message publié sur X le 30 juillet, Tondelier a déclaré : « J’attends des excuses publiques. Sinon, il y aura des poursuites judiciaires. » Elle a réagi à un post de Desrumaux qui dénonçait les propos de Tondelier sur les « agro-industriels de la FNSEA » célébrant le vote de la loi. Il a ajouté, selon Le Courrier Picard, : « Je n’ai qu’un seul mot qui me vient immédiatement en tête. Grosse salope. Ah mince ça fait deux. »
Dans son post, Tondelier a souligné que cette insulte vise à « dégrader sexuellement et moralement » les femmes dans l’espace public, affirmant que de tels propos en disent plus sur l’auteur que sur elle-même. Elle a conclu en affirmant son soutien à toutes les femmes victimes d’insultes similaires.
Plusieurs figures politiques ont exprimé leur soutien à Tondelier. Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a réclamé des « condamnations indignées » de la classe politique, tandis qu’Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a souligné la facilité avec laquelle on salit une femme plutôt que de répondre avec des idées.
La députée écologiste Sandrine Rousseau a dénoncé « le masculinisme agricole » et « sa violence » sur les réseaux sociaux.
En parallèle, des députés insoumis, écologistes et socialistes ont saisi le Conseil constitutionnel concernant la loi d’urgence agricole, demandant la cen de plusieurs de ses dispositions. Cette loi permet à l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) d’autoriser, sous conditions, l’utilisation de l’acétamipride pour la filière noisettes et du flupyradifurone pour la betterave sucrière, la pomme et la cerise.
Les Écologistes s’inquiètent également des évolutions concernant le stockage et la gouvernance de l’eau, ainsi que des impacts sur les zones humides, essentielles face à la raréfaction de cette ressource.
Source : LCP


