Loi d’urgence agricole : la FNSEA prête à renoncer à l’acétamipride
INFO LA DÉPÊCHE – Malgré une pétition qui a réuni plus de deux millions d’opposants en 2025, le néonicotinoïde acétamipride a été réautorisé par le Sénat le 3 juillet, dans le cadre de la loi d’urgence agricole. Selon nos informations, la FNSEA, principal syndicat agricole du pays, se dit prête à y renoncer pour sauver l’ensemble du texte.
L’acétamipride, insecticide controversé, a été réintroduit dans le projet de loi agricole, provoquant de vives réactions dans l’opinion publique. Ce produit, jugé dangereux pour les abeilles et la santé, est interdit en France depuis le 1er septembre 2018. La réintroduction a été demandée par des producteurs de betteraves et de noisettes, mais a suscité une forte opposition, matérialisée par une pétition qui a atteint plus de deux millions de signatures.
Le Conseil constitutionnel a censuré la réintroduction de l’acétamipride, la jugeant contraire à la Constitution, avant la promulgation de la loi. Début 2026, le sénateur Laurent Duplomb a proposé de réintroduire à nouveau ce pesticide, ainsi qu’un autre, le flupyradifurone, dans le projet de loi d’urgence agricole.
La FNSEA, considérant que le projet de loi est crucial pour le secteur agricole, serait prête à renoncer à l’acétamipride, sauf pour certains producteurs. Arnaud Rousseau, président du syndicat, a précisé que cette renonciation pourrait se faire à condition que l’autre néonicotinoïde, le flupyradifurone, soit maintenu dans la loi. Cette position vise à préserver d’autres mes essentielles, notamment celles sur le stockage de l’eau, particulièrement attendues par les agriculteurs en période de sécheresse.
Source : La Dépêche
