La proposition de loi intégrale, qui a fait suite au choc national provoqué par l’affaire Lyhanna, a été déposée à l’Assemblée nationale le 11 août. L’association Women for Women France craint qu’elle laisse certaines victimes au bord du chemin.
La proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes (VSS) a été présentée à l’Assemblée nationale le 11 août, en réponse à l’indignation suscitée par l’affaire Lyhanna, où une jeune femme a été victime d’agressions. Cette initiative vise à renforcer la protection des victimes et à durcir les sanctions contre les auteurs de violences. Cependant, des critiques émergent concernant le traitement des femmes étrangères dans ce texte. L’association Women for Women France souligne que la loi pourrait négliger les spécificités des victimes issues de l’immigration, qui sont souvent confrontées à des obstacles supplémentaires, tels que la peur de la dénonciation ou la dépendance à des statuts précaires. Selon les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), en 2021, 25 % des femmes victimes de violences en France étaient d’origine étrangère. Ce chiffre soulève des inquiétudes quant à la prise en compte de leurs besoins spécifiques dans le cadre de cette nouvelle législation. La mise en œuvre de cette loi pourrait donc avoir des conséquences directes sur la protection des femmes étrangères, si leurs réalités ne sont pas correctement intégrées dans les mes proposées. Source : Women for Women France, INSEE.



