Communiqué - Une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles : une urgence sociale !

Communiqué : Une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, une urgence sociale !

Chaque jour, des femmes et des enfants sont victimes de violences sexistes et sexuelles, entraînant des vies brisées. L’inefficacité de l’action publique, le manque de moyens et l’absence de volonté politique laissent les victimes sans protection ni justice.

Face à ce fléau systémique, la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) appelle à une réponse systémique et ambitieuse, articulant prévention, protection, accompagnement, réparation et sanction. Elle exige que la France se dote d’une loi cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, soutenue par plus de 150 associations, ONG et syndicats, et signée par plus d’une centaine de parlementaires.

Cette exigence nécessite une rupture avec les politiques d’austérité qui affaiblissent les services publics, en première ligne dans cette lutte. L’éducation joue un rôle crucial dans la prévention, notamment à travers l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVAR/S). La FSU demande des moyens pour former le personnel éducatif à repérer et orienter les élèves victimes de violences sexuelles, ainsi que la création de postes d’assistants sociaux et de psychologues dans les établissements scolaires.

La situation est alarmante dans le système judiciaire, où près de 94 % des plaintes pour violences faites aux femmes et 70 % de celles pour violences sexuelles sur enfants sont classées sans suite. Cela envoie un message dévastateur aux victimes, les laissant dans l’impunité. La FSU appelle à un plan de recrutement massif et à une formation adéquate des magistrats sur les violences sexistes et sexuelles.

De plus, la FSU dénonce le manque de moyens pour lutter contre les violences sexuelles au travail, ainsi que l’inaction face à la prolifération de contenus violents sur Internet. Les recommandations de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) doivent être mises en œuvre pour mieux protéger les enfants.

La FSU exhorte le gouvernement à adopter une loi-cadre intégrale et à allouer 3 milliards d’euros pour financer cette protection, faisant de la sécurité des femmes et des enfants une priorité nationale.

Source : FSU.

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