Loi 66.23 : la Fédération des jeunes avocats du Maroc appelle à intensifier la contestation.

Loi 66.23 : la Fédération des jeunes avocats du Maroc appelle à poursuivre le mouvement de contestation

Loi 66.23 : La Fédération des jeunes avocats du Maroc appelle à poursuivre le mouvement de contestation

La Fédération des associations des jeunes avocats du Maroc a appelé à la poursuite et au renforcement des actions de protestation contre la loi n° 66.23, relative à l’organisation de la profession d’avocat, après sa publication au Bulletin officiel. Cet appel fait écho à celui de l’Union des jeunes avocats d’Oujda, qui a également sollicité la continuation de la grève générale suite à la décision de la Cour constitutionnelle concernant ce projet de loi.

L’Union des jeunes avocats d’Oujda a exhorté l’Association des barreaux du Maroc à respecter les engagements antérieurs et à mettre en œuvre les actions de protestation prévues. Elle a dénoncé ce qu’elle qualifie de « faillite morale » des institutions législatives, soulignant que l’adoption de la loi par un nombre restreint de députés soulève des questions de légitimité démocratique.

La contestation, qui dure depuis plusieurs mois, a vu la Fédération des jeunes avocats rejoindre le mouvement initié par leurs aînés, dénonçant des « reculs sérieux » dans les dispositions de la loi, notamment en ce qui concerne l’indépendance financière des avocats et les garanties de procès équitable. Des formes de protestation « sans précédent », incluant des grèves de la faim, ont été évoquées.

L’Association des barreaux du Maroc (ABAM) a annoncé le 18 août le maintien de la suspension totale des services professionnels et de l’aide judiciaire, ainsi que la convocation d’une réunion extraordinaire le 5 septembre pour décider de l’avenir du mouvement. Cette décision prolonge la grève des avocats, qui est entrée dans son quatrième mois, avec une paralysie des tribunaux dépassant les cent jours.

La Cour constitutionnelle a indiqué ne pas pouvoir statuer sur la conformité du texte à la Constitution, laissant ainsi le différend non résolu.

Source : Atlasinfo

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *