
L’année scolaire se termine à peine qu’il est déjà temps pour les futurs bacheliers de trouver un logement pour la rentrée prochaine. Cette année, la recherche de logements étudiants s’anticipe de plus en plus, avec des locataires prêts à payer quelques semaines de loyer supplémentaires pour garantir un appartement à la rentrée, selon Chrystelle Afeiche, directrice juridique de l’agence de location meublée Lodgis.
La tension locative reste forte sur le marché du logement étudiant, comme le souligne la dernière étude de LocService.fr. Paris, qui concentre 20 % des recherches, connaît une augmentation de 5 points par rapport à l’année précédente. La recherche de logement est un véritable casse-tête pour les étudiants, avec 15 % d’entre eux devant prospecter pendant trois à six mois pour trouver une solution. D’après une étude de LeLynx.fr et Lodgis, le nombre de logements meublés disponibles a chuté de 24 % entre 2024 et 2025.
485 euros pour un studio
Face à la pénurie, peu d’étudiants peuvent se permettre d’être exigeants. La majorité vit dans des studios ou des appartements d’une chambre, avec une surface moyenne variant de 28,7 m² à Paris à 44,4 m² à Lyon, et 35,5 m² à Rennes, selon LeLynx.fr. À l’échelle nationale, la surface moyenne a légèrement augmenté de 2,6 points en raison d’un « turnover locatif au ralenti », favorisant la colocation dans des espaces plus grands.
Les loyers augmentent également, avec une hausse de 4,3 % en un an pour un studio. Il faut compter en moyenne 485 euros pour une chambre de 14 m², 583 euros pour un studio de 24 m² et 784 euros pour un T2 de 42 m². Dans ce contexte, les étudiants doivent faire un choix stratégique entre appartement vide et location meublée. La première option est généralement moins chère, mais nécessite un investissement pour l’équipement, tandis que la seconde offre une flexibilité sans besoin d’investissement mobilier.
Trois fois plus cher à Paris qu’à Saint-Étienne
Les loyers varient considérablement selon les villes. À Saint-Étienne, Limoges, Pau, Le Mans, Poitiers, Béziers, Perpignan, Nancy, Clermont-Ferrand, Besançon, Brest, Tours, Dijon et Amiens, le loyer moyen d’un studio est inférieur à 500 euros, qu’il soit vide ou meublé. À Rouen, Caen, Nantes, Angers, Toulouse, Montpellier, La Rochelle, Lille, Rennes, Strasbourg, Lyon, Marseille et Bordeaux, les loyers oscillent entre 500 et 700 euros.
À Paris, les prix sont nettement plus élevés, avec un loyer moyen de 1 050 euros pour un studio meublé et 975 euros pour un studio vide. L’écart avec Saint-Étienne est frappant : 39,81 euros/m² à Paris contre 12,88 euros/m² à Saint-Étienne, soit trois fois plus cher.
« Ces chiffres doivent interpeller les pouvoirs publics. Quand un studio coûte près de 1 000 euros par mois à Paris, ce n’est plus seulement une question de marché : c’est une question d’égalité des chances », a déclaré Stéphane Fritz, président de Guy Hoquet l’Immobilier. La Fage souligne également que l’accès au logement est l’un des principaux facteurs de précarité étudiante.
Source : DNA
