Logement payé, voyages et salaire jusqu’à 7 000 € : le quotidien de Sihem, nanny de prestige à Dubaï
Dubaï, 9 heures. Pendant que des parents montent dans un avion pour un déplacement professionnel, Sihem Guedih, 34 ans, ouvre son carnet d’activités. Elle est nanny de prestige auprès de familles parmi les plus fortunées du monde. Ce métier, souvent idéalisé, se révèle exigeant, où la confiance est aussi importante que les diplômes.
Sihem travaille avec des enfants depuis 17 ans. Elle a débuté à 17 ans en obtenant son BAFA pour travailler dans des centres de loisirs. Elle a progressivement quitté le secteur public, qu’elle jugeait incompatible avec ses convictions. Après avoir dirigé le club pour enfants d’un palace et travaillé dans divers hôtels de luxe, elle a gagné la confiance des familles. Actuellement, elle vit à Dubaï, recrutée par l’agence Nanny Prestige.
Son entretien avec sa famille actuelle a duré seulement neuf minutes. Les parents recherchaient une personne bienveillante, capable de s’investir auprès de leur enfant. Sihem élabore elle-même le programme de la journée, incluant cuisine, activités sensorielles et sorties culturelles, tout en conseillant les parents sans jamais empiéter sur leur rôle.
Elle bénéficie de deux jours de repos hebdomadaires, jugés indispensables pour maintenir son équilibre. Les horaires varient et les voyages sont fréquents. Sihem souligne que l’amour et l’attention sont essentiels pour les enfants, peu importe les conditions matérielles.
Le salaire d’une nanny de prestige se situe généralement entre 3 500 et 5 000 euros nets par mois pour un enfant. Pour deux enfants, il peut atteindre 4 500 euros, et pour trois enfants, il peut varier entre 6 000 et 7 000 euros, selon l’expérience. Les familles prennent également en charge les repas, l’assurance santé, les frais de déplacement, ainsi que cinq semaines de congés et un appartement financé.
Cependant, ce confort a un coût émotionnel. Quitter sa famille et ses repères, et manquer des événements importants est une réalité du métier. Sihem exprime que malgré les défis, elle ne regrette rien et souligne l’importance de travailler par amour des enfants.
Source : Le Figaro.
