Logement : Bruno Retailleau propose de déduire les intérêts d’emprunt selon le nombre d’enfants
Bruno Retailleau, président des Républicains (LR) et candidat à la présidentielle, a annoncé ce mardi une proposition visant à déduire de l’impôt les intérêts d’emprunt pour un prêt immobilier, en fonction du nombre d’enfants dans la famille. Cette initiative intervient en pleine mobilisation sociale contre le coût de la vie.
Lors d’une conférence de presse, Retailleau a critiqué les mes proposées par Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qualifiant leurs propositions de « démagogiques ». Selon lui, le programme de Mélenchon entraînerait plus de 332 milliards d’euros de nouvelles dépenses annuelles, tandis que la proposition de Le Pen coûterait 15 milliards d’euros par an sans financement adéquat.
Suppression des certificats d’économies d’énergie
Retailleau a également évoqué la nécessité de supprimer les certificats d’économies d’énergie (CEE), une taxe qui pèse sur le prix des carburants, pour permettre une baisse des coûts. Il a souligné que cette me pourrait réduire le prix des carburants d’environ 15 centimes par litre.
Propositions sur le logement
Les propositions de Retailleau en matière de logement incluent la suppression de normes telles que le zéro artificialisation nette (ZAN) et la transformation de bureaux vacants en logements. Il a également suggéré de durcir la lutte contre les squats, tout en s’inspirant de certaines idées de Marine Le Pen.
Concernant la déduction des intérêts d’emprunt, il a précisé : « 50 % de déduction d’intérêt d’emprunt lorsque vous avez un enfant, 75 % pour le deuxième, et 100 % pour le troisième enfant. Pour une famille de trois enfants, cela équivaut à huit ans de mensualités qui seront remboursées. » Il a également exprimé son souhait de relancer le prêt à taux zéro pour les primo-accédants.
Augmentation du pouvoir d’achat par le travail
Enfin, Retailleau a affirmé que l’augmentation du pouvoir d’achat passerait par une amélioration des conditions de travail. Il a proposé une baisse des charges de 30 milliards d’euros dès la première heure de travail, financée par une allocation sociale unique, et a encouragé les salariés à travailler 30 minutes de plus chaque jour pour augmenter leur revenu annuel.
Ces propositions visent à apporter des solutions concrètes face à la crise du pouvoir d’achat et à répondre aux attentes des Français en matière de logement et d’emploi.
(Source : Public Sénat)

