Une signature très inhabituelle : l’objet interstellaire 3I/Atlas révèle enfin dans quel environnement extrême il est né
Ce n’est pas tous les jours qu’un visiteur nous vient d’un autre système solaire. La comète 3I/Atlas, découverte en juillet 2025, a captivé l’attention des astronomes du monde entier, incitant à des études approfondies pour en comprendre les origines.
Dans une étude récente publiée dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, des chercheurs britanniques ont analysé les données recueillies entre le 30 novembre et le 2 décembre 2025 par le télescope William Herschel, situé aux Canaries. Leur objectif était de déterminer l’environnement dans lequel la comète avait vu le jour.
Les observations spectroscopiques ont permis d’identifier les ions présents dans la traînée de la comète, révélant ainsi sa composition. Les scientifiques ont constaté une quantité exceptionnelle de diazote par rapport au monoxyde de carbone, une caractéristique peu commune pour les comètes de notre système solaire. Cela suggère que 3I/Atlas est née dans un environnement extrêmement froid, avec une température lors de sa formation estimée à environ -240 °C, plus froide que celle de Neptune.
En analysant la variation des ions, les chercheurs ont également pu évaluer l’influence de la proximité du Soleil sur la composition de la comète, offrant ainsi une meilleure compréhension des processus qui se produisent lors de ces voyages interstellaires. Ce type d’analyse, avec un tel niveau de détail, est rare, surtout pour un visiteur interstellaire, 3I/Atlas étant seulement le troisième objet de ce type observé après ‘Oumuamua et Borisov.
L’étude souligne l’importance d’observer des objets interstellaires à un stade précoce, permettant une collecte de données plus riche. Les chercheurs espèrent découvrir d’autres corps similaires, ce qui pourrait élargir notre compréhension des comètes et des environnements dans lesquels elles se forment.
Source : Monthly Notices of the Royal Astronomical Society

