Nos livres jeunesse préférés pour réconcilier les enfants avec le sommeil
Petite sélection d’albums jeunesse à lire en famille au moment du coucher pour aider les plus jeunes à apprivoiser la nuit et rendre les soirées des parents un peu plus sereines.

Jelena Lalic / Getty Images

Petite sélection d’albums jeunesse à lire en famille au moment du coucher pour aider les plus jeunes à apprivoiser la nuit et rendre les soirées des parents un peu plus sereines.

« Je voudrais un petit verre d’eau », « Je trouve plus mon doudou », « Encore un câlin »… Avec les enfants, l’heure du coucher tourne souvent à la négociation. Elle devient même parfois un moment de crispation d’où personne ne sort vraiment gagnant. Ni les adultes qui voient leur moment pour souffler devant la télé se réduire, ni les enfants qui grappillent surtout du temps sur leur sommeil.

Car pour eux aussi, le moment d’aller au lit n’est pas toujours facile à gérer. Cela signifie se séparer de leurs parents, quitter l’agitation du jour et accepter le calme et l’obscurité. Une transition qui suscite parfois de l’appréhension, d’où leurs petites stratégies pour retarder l’échéance.

Heureusement, il existe de nombreux livres jeunesse qui abordent ce moment délicat. En voici une petite sélection à lire en famille au moment du coucher pour aider les plus jeunes à apprivoiser la nuit et rendre les soirées des parents un peu plus sereines.

Le plus poétique : Ton petit sommeil

Il est parfois difficile de s’endormir malgré la fatigue. Spécialement pensé pour les plus petits, ce joli album aux pages cartonnées les accompagne dans la quête de leur « petit sommeil », parti si loin dans les étoiles, « qu’il a oublié de redescendre sur Terre ». Heureusement, papa ou maman a la solution. Grâce au texte rythmé comme une comptine et des dessins tout en rondeur, ce livre transforme le moment du coucher en une aventure rassurante, idéale pour aider les enfants à fermer les yeux et laisser venir l’endormissement.

Ton petit sommeil d’Aurélie Delahaye et Maya Culpa, éd. Gallimard Jeunesse – Mes tout premiers livres, 24 p., 12,50 €. Dès 1 an.

Le plus intrépide : Qui a peur de dormir ?

La nuit ? Loupi Loupiote ne la craint pas le moins du monde. Avec son ami Nuage, la fillette part tous les soirs en mission pour rasr celle et ceux qui ont peur du noir et chasser monstres et fantômes. À moins que tous ne soient pas méchants… Sous des airs de conte d’aventure, cet album signé de l’autrice-illustratrice belge Isabelle Bonameau aborde avec délicatesse les peurs du coucher et célèbre l’entraide et la bienveillance.

Qui a peur de la nuit ? d’Isabelle Bonameau, éd. École des Loisirs – Loulou & Cie, 32 p., 12,50 €. Dès 2 ans.

Le plus rigolo : J’arrive pas à dormir !

Se brosser les dents, mettre son pyjama, dire bonne nuit à papa… Lucie ne comprend pas : elle a fait tout ce qu’il fallait pour s’endormir et pourtant, elle est toujours réveillée ! Au détour d’une balade nocturne, la fillette se découvre un compagnon d’insomnie et, peut-être, la solution pour enfin piquer un roupillon. Avec J’arrive pas à dormir !, l’Italien Bruno Zocca signe un album malicieux, porté par des illustrations au charme délicieusement rétro qui séduiront toute la famille.

J’arrive pas à dormir ! de Bruno Zocca, éd. Albin Michel Jeunesse, 48 p., 14,90 €. Dès 3 ans.

Le plus tendre : Petit Lapin ne dort pas

Blotti sous sa couverture chaude et douce, Petit Lapin écoute le silence, guettant un bruit : celui de son papa qui doit venir lui souhaiter bonne nuit. Mais l’attente s’éternise, et le petit lapin décide d’aller lui-même au-devant de son père… Qu’il découvre dormant à poings fermés. Sublimée par les illustrations de Renata Liwska, cette histoire tendre et enveloppante agit comme un câlin avant le coucher, et montre l’importance des petits rituels du soir, pour les petits comme pour les grands.

Petit Lapin ne dort pas d’Amy Hest et Renata Liwska, éd. École des Loisirs – Pastel, 40 p., 14 €. Dès 3 ans.

Le plus merveilleux : La Nuit de Lago

Lago a beau porter un prénom d’aventurier, tous les soirs, il redoute de rester seul dans sa chambre et peine à trouver le sommeil. Un soir, sa maman lui confie son secret pour laisser venir la nuit… S’ouvre alors à lui un monde fabuleux, où les lions parlent et les licornes existent vraiment. Pensé pour les enfants qui ont du mal à s’endormir, ce conte aux couleurs vibrantes invite à la relaxation et leur donne les clés pour bien respirer afin qu’ils puissent entamer, eux aussi, le grand voyage au pays des songes.

La Nuit de Lago d’Alia Cardyn et Justine Gury, éd. Flammarion Jeunesse – Père Castor, 32 p., 14,90 €. Dès 3 ans.

Le plus délicat : Le baiser du soir

C’est une sensation que nous avons tous éprouvée un jour : attendre avec impatience un instant fugace tout en souhaitant le retarder parce qu’après, il sera derrière nous. Ici, un petit garçon, couché dans son lit, guette le moment où sa maman viendra l’embrasser pour la nuit. Mis en images par Camille Romanetto, qui signe de superbes aquarelles en clair-obscur, le texte épuré de Clémentine Beauvais capture cet instant suspendu et le rend aussi léger qu’un baiser. Un bijou de littérature jeunesse à garder précieusement… Et à relire quand son enfant aura grandi, pour l’initier à l’auteur qui a inspiré cette histoire : Marcel Proust et à son fameux « Longtemps, je me suis couché de bonne heure », qui ouvre À la recherche du temps perdu.

Le baiser du soir de Clémentine Beauvais et Camille Romanetto, éd. Sarbacane, 32 p., 15,50 €. Dès 4 ans.

Le plus rassurant : La grande peur de mes petits cauchemars

« Il y en a assez de ces cauchemars qui toutes les nuits, se glissent dans mes rêves ! », se dit un petit garçon. Pour les empêcher de revenir, il conclut un pacte avec eux : leur trouver une autre chambre que la sienne où chahuter. Mais malgré ses efforts, les revoilà sans cesse, prêts à perturber son sommeil. Et s’il réussissait finalement à les apprivoiser ? Imaginée par Rosalinde Bonnet, cette histoire dédramatise les cauchemars et montre aux enfants que leur imagination peut transformer les petits monstres qui peuplent leurs rêves en créatures inoffensives.

La grande peur de mes petits cauchemars de Rosalinde Bonnet, éd. Flammarion Jeunesse – Père Castor, 32 p., 14,50 €. Dès 4 ans.

Le plus fantaisiste : C’était quoi, ce craquement ?

Qui des deux frères a raison ? Est-ce le chien, le Père Noël, un extraterrestre qui est à l’origine du craquement qu’ils ont entendu ? Il peut aussi s’agir d’un voleur, venu dérober leur collection de minéraux ou la part de gâteau au citron qui reste dans le frigo ? Rythmé et coloré, C’était quoi, ce craquement ? enchaîne les hypothèses plus farfelues les unes que les autres et célèbre la créativité des enfants. Et lorsque la réponse tombe, impossible de ne pas pouffer ! La preuve qu’un bon éclat de rire est parfois le meilleur remède pour dissiper les petites peurs du soir.

C’était quoi, ce craquement ? de Davide Cali et Laura Fabretti, éd. Sarbacane, 48 p., 15,50 €. Dès 4 ans.

Source : HuffPost.

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